Sébastien Lecornu vient de dégainer l’article 49.3 pour faire passer son budget. Mais derrière le théâtre des institutions se cache une réalité bien plus sordide : un arrangement d’arrière-boutique où l’avenir de la France a été sacrifié sur l’autel de la survie professionnelle des députés.
L’image restera celle d’un « moine-soldat » ayant troqué son treillis contre un costume de marchand de tapis. En engageant la responsabilité de son gouvernement ce mardi 20 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu ne fait pas preuve d’autorité. Il vient simplement valider une transaction. Le deal est simple : le Parti Socialiste ne votera pas la censure en échange de concessions budgétaires massives. Un « rôti patiemment ficelé », comme le disent les initiés, où chaque ficelle est un reniement de plus pour le pays.
Un budget de destruction massive
Ce budget n’est pas un outil de croissance, c’est une facture de survie. Pour acheter le silence de l’opposition de gauche, l’exécutif a accepté de déconstruire méthodiquement ce qu’il restait de politique de l’offre. Hausse de la fiscalité sur les entreprises, matraquage de l’épargne, suspension des réformes structurelles… On achète la paix sociale à court terme avec l’argent que les générations futures n’ont pas encore gagné.
Pendant que le monde avance à 100 à l’heure, que l’intelligence artificielle et les nouvelles énergies rebattent les cartes de la puissance mondiale, la France, elle, regarde ses chaussures. Nos déficits se creusent, l’investissement dans la recherche et la jeunesse est sacrifié, et seule la guerre — domaine réservé et intouchable — semble échapper à la cure d’austérité. La France n’est plus une nation en projet, c’est un syndic de copropriété en faillite qui ne vote que les travaux d’urgence pour ne pas que le plafond lui tombe sur la tête.
Le théâtre de Guignols : LFI et le RN complices du système
Le spectacle des motions de censure qui va suivre est l’apogée de ce cynisme. La France Insoumise et le Rassemblement National vont, comme à leur habitude, déposer chacun leur propre texte. Dans un geste de pure hypocrisie, ils refuseront de voter la motion de l’autre.
Parce que l’ambition de ces partis s’arrête là où commence le risque de perdre leur propre siège. Ils préfèrent rester dans l’opposition confortable, à hurler au micro, plutôt que de risquer un retour devant les électeurs qui pourrait leur être fatal. C’est le théâtre de Guignols à tous les étages, et à la fin, ce sont les Français qui paient l’addition du spectacle.
18 mois de coma législatif
Cela fait 18 mois que l’Assemblée nationale ne travaille plus pour la France. Elle travaille pour elle-même. Les députés sont entrés dans une logique de préservation biologique. On ne vote pas une loi parce qu’elle est bonne pour le pays, on la vote (ou on s’abstient) parce qu’elle garantit qu’on ne sera pas renvoyé en campagne électorale le mois suivant.
Cette professionnalisation de la politique est le cancer de notre démocratie. Le député n’est plus un citoyen au service de la cité pour un temps donné ; il est un cadre supérieur de la politique dont l’unique objectif de carrière est la reconduction de son contrat. Cette caste de « politiciens professionnels » a transformé le Palais-Bourbon en une bulle hermétique où le monde réel n’entre plus.
Une nation sans prise sur son destin
Le résultat est là, implacable : la France n’a plus aucune prise, ni sur son destin national, ni sur la scène internationale. Comment être crédible face à nos partenaires quand notre budget est le fruit d’un chantage permanent ? Comment donner envie aux Français d’avoir confiance en l’avenir quand ils voient que même une dissolution ne change pas les têtes, que les mêmes acteurs reviennent jouer la même pièce médiocre ?
Il y a urgence. Urgence de mettre fin à cette politique politicienne qui nous dévore. Urgence de briser ce circuit fermé où le maintien au pouvoir est devenu l’alpha et l’omega de toute action publique. Si nous ne changeons pas radicalement cette classe politique et ce système de professionnalisation à outrance, la France continuera de s’éteindre, doucement, pendant que ses élus se féliciteront, dans l’entre-soi des salons parisiens, d’avoir « sauvé leur tête » une fois de plus.
N’hésitez pas à commenter et partager vos idées.
Construire pour 2027 : https://www.elysee-conseils.fr/
Me contacter : https://forms.gle/CQubZUhyfXwmTSLSA
La chaine : www.youtube.com/@Elysee-Conseils
En colère : https://shorten.ly/MmgIs

