Libérer nos agriculteurs et nos pêcheurs de la dictature du pétrole

Libérer nos agriculteurs et nos pêcheurs de la dictature du pétrole

PROGRAMME ÉNERGIE 2027

SOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE AGRICOLE ET MARITIME

Libérer nos agriculteurs et nos pêcheurs de la dictature du pétrole

Le rapport complet fait 15 pages… parce que la France ne se réforme pas avec des tweets !

  LE PROBLÈME : UNE DÉPENDANCE ABSURDE

Chaque fois que le pétrole flambe à Riyad ou Houston, c’est le prix de votre pain, de votre poisson et de vos légumes qui explose. Pourquoi ? Parce que nos 400 000 exploitations agricoles et nos 4 000 navires de pêche dépendent encore du gasoil importé pour travailler.

Et pourtant, la France produit déjà chaque année près de 3 milliards de litres de biodiesel à partir de son propre colza et d’huiles usagées recyclées. Mais au lieu de le réserver à ceux qui nourrissent la France, on le dilue dans le diesel des voitures particulières – des voitures qui peuvent passer à l’électrique.

  LES CHIFFRES QUI PROUVENT QUE C’EST POSSIBLE

IndicateurEstimation annuelle
Biodiesel de colza produit en France (EMAG)~ 2,2 milliards de litres
Diesel renouvelable d’huiles usagées (HVO)~ 700 millions de litres
Total production française≈ 2,9 milliards de litres
Besoin des tracteurs et engins agricoles~ 2,5 à 3 milliards de litres
Besoin de la pêche française~ 250 à 300 millions de litres
Coût du litre dans le Circuit Souverain≈ 0,70 € (prix fixe)
Coût actuel du GNR pour les agriculteurs1,15 à 1,30 € (très volatile)

Nous produisons déjà 90 à 95 % de ce dont nos professionnels ont besoin. L’autonomie totale ne demande qu’un léger ajustement des surfaces cultivées et une collecte systématique des huiles de friture usagées.

  NOTRE SOLUTION : LE CIRCUIT SOUVERAIN

Créer une Coopérative Souveraine Nationale qui intègre les usines de transformation existantes (Groupe Avril/Saipol et sites stratégiques) pour produire, distribuer et fournir du biocarburant français à prix coûtant aux professionnels qui nourrissent la France. Cinq piliers :

  • Sanctuariser la production : le colza destiné au carburant professionnel devient une ressource de sécurité alimentaire nationale. On arrête de l’exporter et de le diluer dans le diesel des citadines.
  • Un outil industriel national : les grandes usines de trituration (Saipol, etc.) passent sous gouvernance coopérative. L’agriculteur devient copropriétaire de son énergie, pas un simple fournisseur de matière première.
  • 2 000 Fermes-Hubs + 200 ports : un réseau de distribution décentralisé dans les campagnes et sur le littoral. Chaque pro à moins de 20 km de son carburant.
  • Un prix fixe à 0,70 €/L : calculé sur le coût de revient réel (culture + transformation), pas sur le cours du pétrole à New York. Fini la spéculation.
  • Un cercle vertueux complet : le colza donne du carburant ET des tourteaux pour nourrir le bétail, remplaçant le soja importé du Brésil. Deux souverainetés pour le prix d’une.

  CE QUE ÇA CHANGE POUR VOUS

Pour les agriculteurs : votre facture de carburant baisse de 40 %. Vous recevez un revenu stable (socle fixe + ristourne coopérative), déconnecté des aléas boursiers. Vous êtes actionnaire de votre propre énergie.

Pour les marins-pêcheurs : du HVO (diesel renouvelable) à prix souverain dans les cuves de vos ports, sans modification de vos moteurs. Plus jamais la menace de rester à quai parce que le gazole dépasse 1 € le litre.

Pour tous les Français : quand l’énergie des producteurs est stable, le prix du pain, du lait et du poisson l’est aussi. C’est la fin de la répercussion des crises pétrolières sur votre panier de courses.

  CONFORME AU DROIT EUROPÉEN ET INTERNATIONAL

Ce n’est pas une nationalisation sauvage. C’est un modèle légal, bâti sur trois bases juridiques solides :

  • Article 36 du TFUE : l’exception de sécurité publique permet de protéger une ressource stratégique liée à la sécurité alimentaire.
  • Service d’Intérêt Économique Général (SIEG) : l’UE autorise des prix déconnectés du marché quand l’objectif est un service public vital.
  • Autoconsommation coopérative : pas de transaction sur marché ouvert, donc pas de distorsion de concurrence. Le colza reste propriété des membres du champ au réservoir.

En cas de blocage politique ou réglementaire, le peuple tranche : une Convention Citoyenne pour la Souveraineté Énergétique et Alimentaire pourra être convoquée. La souveraineté appartient aux Français.

  COMBIEN ÇA COÛTE, COMBIEN ÇA RAPPORTE

Investissement initial (est.)~ 2 milliards €
Intégration de l’outil industriel (Avril + sites)~ 1,6 Md €
Déploiement des 2 000 Fermes-Hubs~ 200 M €
Modernisation et adaptation portuaire~ 200 M €
Économie annuelle sur les importations de pétrole~ 2 Mds € / an
Retour sur investissement< 2 ans

À titre de comparaison : le « Bouclier Tarifaire » énergétique de 2022-2023 a coûté plus de 30 milliards d’euros à l’État, pour un résultat temporaire. Notre projet coûte 15 fois moins cher, pour une solution définitive.

« Si le pétrole passe à 200 $, les voitures de luxe s’arrêtent.

Nos tracteurs continuent de labourer et nos chalutiers de pêcher. »

Sources et références

• SDES / Ministère de la Transition écologique – Chiffres clés des énergies renouvelables 2025 (biocarburants : 41,7 TWh, 73 % biodiesel, France importatrice nette d’EMAG) – statistiques.developpement-durable.gouv.fr

• SDES – Bilan énergétique de la France 2023 (agriculture + pêche : 52,6 TWh, pêche = 8,5 % du total, produits pétroliers = 72,9 % du bouquet agricole) – statistiques.developpement-durable.gouv.fr

• IFPEN – Tableau de bord biocarburants 2024 (3,5 Mtep incorporées en France en 2023, record historique ; données mondiales S&P Global) – ifpenergiesnouvelles.fr

• Oleo100 / Groupe Avril – Tout savoir sur les biocarburants en France (18 000+ PL au B100 en 2025, colza = 3 % SAU, −60 % CO₂, coproduits tourteaux) – oleo100.com

• Cour des comptes – Politique de développement des biocarburants (France 1er producteur UE de biodiesel, 13 500 emplois agricoles, 18 600 emplois agro-industriels, 3/4 du colza mobilisé) – ccomptes.fr

• Réussir Machinisme / La France Agricole – Prix du GNR 2024 (1,26 €/L TTC janv. 2024, GNR = 20-25 % énergie exploitation, historique prix depuis 2021) – reussir.fr / lafranceagricole.fr

• IFREMER / Cairn.info – Intensité énergétique de la pêche (~ 250-300 M litres gazole/an, 0,5 L/kg poisson, chalutiers > 1 tonne/jour) – peche.ifremer.fr / cairn.info

• TotalEnergies – Bioraffinerie de Grandpuits (500 M€ investis, 210 000 t/an SAF, HVO à partir déchets > 75 %) – totalenergies.com

• Dashdoc – Analyse prix biocarburant 2026 (matières premières = 65 % du coût selon FranceAgriMer, B100 exonéré TICPE flottes captives, avantage ~ 0,50 €/L vs diesel) – dashdoc.com

• Coopération Maritime / Amarrée – Observatoire du carburant pêche (données consommation 190 navires, dispositif TIRUERT 2024, cours gazole pêche) – amarree.fr

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *