Payés avec notre argent… pour leur projet personnel !

Payés avec notre argent… pour leur projet personnel !

Imaginez la scène.

Lundi matin, vous arrivez au bureau. Vous annoncez à votre employeur que pendant les 12 prochains mois, vous continuerez à toucher votre salaire — mais que votre véritable priorité, ce sera votre projet personnel. Votre propre carrière.

Combien de temps avant la porte ? Quelques heures.

Le Code du travail ne plaisante pas avec ça. La loyauté est due. La déloyauté se paie.

Maintenant, regardez la liste des candidats déclarés à la présidentielle 2027 :

🔹 Édouard Philippe — maire du Havre

🔹 Bruno Retailleau — sénateur de la Vendée

🔹 Xavier Bertrand — président de la région Hauts-de-France

🔹 David Lisnard — maire de Cannes

🔹 Laurent Wauquiez — député de la Haute-Loire

🔹 Gabriel Attal — député des Hauts-de-Seine

🔹 Jérôme Guedj — député de l’Essonne

🔹 Clémentine Autain — députée de Seine-Saint-Denis

🔹 François Ruffin — député de la Somme

🔹 Nicolas Dupont-Aignan — député de l’Essonne

🔹 Marine Le Pen — députée du Pas-de-Calais

🔹 François Hollande — député de la Corrèze

🔹 Marine Tondelier — conseillère régionale Hauts-de-France

🔹 Sarah Knafo — députée européenne

🔹 Raphaël Glucksmann — député européen

🔹 Jordan Bardella — député européen

Tous payés par l’argent public. Le vôtre. Le mien.

Tous élus pour servir un territoire, une circonscription, des concitoyens.

Tous, à partir d’aujourd’hui, tournés vers une autre ambition : conquérir l’Élysée.

Les Havrais ont-ils voté pour que leur maire sillonne la France ? Les Vendéens ont-ils élu un sénateur pour qu’il bâtisse un projet national ? Les Cannois, les Stéphanois, les Picards, les Briards — ont-ils signé pour un élu à temps partiel ?

Non. Jamais.

Mais pas un seul de ces candidats ne démissionne. Pas un seul ne dit : « Mes concitoyens méritent mieux qu’un élu absent. Je rends mon mandat. Je me consacre à ma campagne, sur mes fonds propres. »

Pas un.

Tous cumulent. Tous empochent. Tous jouent sur les deux tableaux.

Ce que le Code du travail interdit au salarié, la classe politique se l’autorise sans complexe. Ce qui vaudrait un licenciement immédiat dans n’importe quelle entreprise devient, en politique, une pratique normale, banale, revendiquée.

Voilà le vrai visage du politicien professionnel : quelqu’un qui se fait élire pour un mandat — et qui utilise la tribune, le réseau, le temps et le salaire de ce mandat pour en conquérir un autre.

Cela a un nom. Cela s’appelle un détournement.

Une règle simple suffirait : toute candidature officielle à la présidentielle entraîne démission du mandat en cours, ou mise en disponibilité sans rémunération. Point.

Cela ne les empêcherait pas de faire campagne. Cela les obligerait simplement à respecter ceux qui les ont élus.

Tant qu’on ne l’exigera pas, la politique restera ce qu’elle est devenue : une carrière personnelle, financée par les contribuables, déguisée en service public.

Qu’en pensez-vous ?

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