Illustration en deux moitiés : à gauche une tour de refroidissement, des éoliennes et des panneaux solaires, à droite un chevalet de pompage pétrolier ; quatre tuiles chiffrées : 56 % d’énergie fossile, 92,3 TWh exportés, 14,1 milliards d’euros de soutien public, 3,1 millions de ménages précaires
Le paradoxe français : une électricité décarbonée à 95,2 %, une énergie finale encore fossile à 56 %.

L’énergie en France en 2026 : l’état des lieux chiffré

Énergie · État des lieux 2026

L’énergie en France en 2026 : l’état des lieux chiffré

Notre électricité est l’une des plus propres d’Europe, et pourtant plus de la moitié de l’énergie que nous consommons reste fossile. Production record, prix de gros négatifs, soutien public qui double, chaleur oubliée, ménages sous tension : Élysée Conseils publie un état des lieux de l’énergie en France en 23 chapitres, à partir des seuls chiffres officiels.

Par Philippe Agnelli · Élysée Conseils — Projet 2027 · 4 octobre 2026 · lecture : 12 minutes

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L’essentiel

  • Un pays à deux vitesses : 95,2 % de notre électricité est décarbonée, mais l’électricité ne pèse que 27 % de l’énergie finale ; 56 % reste pétrole, gaz et charbon.
  • L’abondance électrique : 547,5 TWh produits en 2025 pour 451 TWh consommés, un solde exportateur record de 92,3 TWh et 513 heures de prix de gros négatifs.
  • Le soutien public double : les charges de service public de l’énergie passent de 7,1 milliards d’euros en 2024 à 14,1 milliards prévus en 2027.
  • Le nucléaire, socle et chantier : 373 TWh produits, mais un devis EPR2 relevé de 51,7 à 67,4 milliards d’euros (valeur 2020) et une décision d’investissement attendue en 2026.
  • La chaleur, angle mort : 43 % de l’énergie finale ; le rythme de la chaleur renouvelable doit tripler pour tenir les objectifs de 2030.
  • Des ménages sous tension : 3,1 millions de ménages en précarité énergétique et 1,25 million d’interventions pour impayés en 2024.

Le document de travail

01

Un pays à deux vitesses

La France produit une électricité presque entièrement décarbonée, mais elle consomme encore surtout du pétrole et du gaz.

En 2025, la France a consommé 1 494,7 TWh d’énergie finale. Les produits pétroliers (581,2 TWh), le gaz naturel (254,0 TWh) et le charbon en représentent 56 %. L’électricité n’en couvre que 27 %, soit 403,7 TWh1. Le transport, premier consommateur avec 512,5 TWh, n’utilise que 14,2 TWh d’électricité, moins de 3 %.

45,8 Md€

C’est la facture énergétique de la France en 2025 : ce que nous payons à l’étranger pour notre pétrole, notre gaz et notre charbon, aux trois quarts pour le pétrole.

Source : SDES, bilan énergétique 2025 provisoire

Notre taux d’indépendance énergétique atteint pourtant 62,7 %, un record depuis 1970, grâce au retour en forme du parc nucléaire. Le chantier n’est donc plus de produire propre : c’est d’électrifier les usages.

02

Qui décide, qui paie

La politique énergétique est fixée par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), arrêtée par le décret n° 2026-76 du 12 février 2026. Dix acteurs se partagent les décisions : Parlement, gouvernement, Conseil de politique nucléaire, Commission de régulation de l’énergie (CRE), Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), EDF, RTE, Enedis, collectivités et Union européenne.

Le système a trois payeurs. Le consommateur règle la fourniture, les réseaux (20 à 30 % de la facture d’électricité) et les taxes. Le contribuable finance les charges de service public, le chèque énergie et, de 2021 à 2024, les boucliers tarifaires, dont la Cour des comptes estimait le coût à 72 milliards d’euros. L’État actionnaire porte, à travers EDF, le risque des grands chantiers nucléaires.

Charges de service public de l’énergie, en milliards d’euros
0 4 8 12 16 7,07 2024 constaté 11,46 2025 constaté 12,63 2026 prévision 14,13 2027 prévision

Charges au titre de chaque année, hors boucliers. Source : CRE, délibération n° 2026-149 du 15 juillet 2026.

Ces charges compensent surtout les contrats de soutien aux renouvelables : 8,38 milliards d’euros sur 14,13 en 2027, dont 4,58 milliards pour le seul photovoltaïque. Le mécanisme est contracyclique : quand les prix de marché baissent, l’État paie le complément.

03

L’électricité : abondante et décarbonée

La France a produit 547,5 TWh d’électricité en 2025, dont 373,0 TWh de nucléaire, 62,4 TWh d’hydraulique, 49,6 TWh d’éolien et 32,9 TWh de solaire. La production décarbonée atteint un record de 521,1 TWh, soit 95,2 % du total, et les émissions du secteur sont au plus bas depuis 1945.

Idée reçue

La France manque d’électricité et doit construire à tout prix.

Réalité

La consommation stagne à 451 TWh, sous son niveau d’avant 2022. Nous avons exporté 92,3 TWh en 2025, l’équivalent de la consommation de la Belgique.

Heures à prix de gros négatif en France
0 150 300 450 600 2 2016 4 2017 11 2018 27 2019 102 2020 64 2021 4 2022 147 2023 352 2024 513 2025

Source : RTE, Bilan électrique 2025 (données EPEX, Nord Pool).

L’abondance aux heures solaires fait basculer les prix de gros sous zéro de plus en plus souvent : 513 heures en 2025, contre 4 en 2022. Le prix moyen reste de 61 euros le mégawattheure. Il n’existe aucune priorité technique d’injection des renouvelables : en cas d’excédent, c’est le nucléaire qui module le premier, une trentaine de TWh en 2025, parce que son coût variable est supérieur à celui du vent et du soleil.

04

Le nucléaire : socle du système, chantiers à risque

Le parc compte 57 réacteurs pour 63 GW. La PPE 3 retient un scénario central de 380 TWh par an et fixe à EDF l’objectif d’un productible supérieur à 420 TWh d’ici à 2030. Selon la CRE, le parc existant produit à 60,3 euros le mégawattheure en coût complet ; EDF l’évalue à 79,6 euros.

Flamanville 3 devait coûter 3,3 milliards d’euros et durer 54 mois. Il a coûté 23,7 milliards et a été raccordé au réseau dix-sept ans après le début du chantier.

Le programme EPR2 (six réacteurs à Penly, Gravelines et Bugey) a vu son devis passer de 51,7 à 67,4 milliards d’euros (valeur 2020) entre 2022 et fin 2023, selon la Cour des comptes. Un devis plafond de 72,8 milliards aurait été arrêté par EDF en décembre 20252. Le financement associe un prêt bonifié de l’État couvrant au moins la moitié de la construction et un contrat pour différence plafonné à 100 euros le mégawattheure, pour une première mise en service visée en 2038. La Cour des comptes recommande de ne prendre la décision finale d’investissement qu’une fois le financement sécurisé.

05

Les renouvelables et leur soutien

Fin 2025, la France compte 30,4 GW de solaire (+ 5,9 GW en un an), 23,9 GW d’éolien terrestre et 1,9 GW d’éolien en mer. Les renouvelables ont couvert 33,2 % de la consommation d’électricité. La PPE 3 vise 48 GW de solaire en 2030 et 55 à 80 GW en 2035, 15 GW d’éolien en mer en 2035.

Où en sont les filières
Filière Parc fin 2025 Objectif 2030 Soutien prévu 2027
Photovoltaïque 30,4 GW 48 GW 4,58 Md€
Éolien terrestre 23,9 GW 31 GW 1,40 Md€
Éolien en mer 1,9 GW 3,6 GW 1,31 Md€

Sur le marché, le solaire capte environ 40 euros le mégawattheure, contre 61 euros en moyenne : plus on installe de panneaux produisant aux mêmes heures, moins chacun vaut. La CRE précise que supprimer toute production soutenue pendant les prix négatifs n’économiserait qu’une centaine de millions d’euros par an. L’enjeu budgétaire est le volume de contrats et leur prix, pas les prix négatifs.

06

La chaleur, premier usage oublié

La chaleur représente 43 % de l’énergie finale, et c’est le poste où l’effort doit le plus accélérer.

En 2024, la chaleur renouvelable a atteint 178,9 TWh, soit 28,9 % de la chaleur consommée, surtout grâce au bois domestique (72,6 TWh) et aux pompes à chaleur (47,5 TWh). La PPE 3 vise 297 TWh de chaleur renouvelable et de récupération en 2030. Il faudrait ajouter 18,7 TWh par an, contre 6,5 TWh par an entre 2020 et 2024 : un rythme à tripler.

Les moyens ne suivent pas : l’enveloppe 2026 du Fonds chaleur est maintenue au niveau de 2025, alors que chaque euro d’aide y déclenche trois euros d’investissement, et les aides MaPrimeRénov’ aux chaudières biomasse ont été supprimées au 1er janvier 2026. Dans les bâtiments, 82 % des émissions viennent encore du chauffage fossile.

07

Prix et factures après l’ARENH

Depuis le 1er janvier 2026, l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH) a disparu. Il est remplacé par le versement nucléaire universel (VNU) : EDF vend au prix du marché et l’État prélève 50 % de ses revenus au-delà de 78 euros le mégawattheure, puis 90 % au-delà de 110 euros, pour les reverser aux consommateurs. Avec des prix projetés autour de 66 euros, aucun reversement n’est attendu en 2026.

Ce qui change en 2026
Pour qui Ce qui change
Ménages au tarif réglementé Tarif calé à 100 % sur les coûts de marché : − 0,83 % au 1er février, + 2,5 % au 1er août 2026
Grandes entreprises Contrats de long terme avec EDF (CAPN) ouverts au-delà de 7 GWh par an
Tous les consommateurs Protection du VNU seulement si les prix de gros dépassent 78 euros le mégawattheure

La fiscalité brouille le signal : selon l’Académie des technologies, l’accise sur l’électricité est environ deux fois plus élevée que celle sur le gaz3. Nous taxons davantage l’énergie que nous voulons développer que celle dont nous voulons sortir.

08

La précarité énergétique

En 2023, 10,1 % des ménages, soit 3,1 millions, consacraient plus de 8 % de leurs revenus à l’énergie de leur logement tout en comptant parmi les 30 % les plus modestes4. Sans bouclier ni chèque énergie, ce taux aurait atteint 17,9 %.

1 246 000

interventions des fournisseurs pour impayés en 2024 (+ 24 %) : 937 223 réductions de puissance et 308 943 coupures ou résiliations.

Source : ONPE, tableau de bord novembre 2025, d’après le Médiateur national de l’énergie

Le chèque énergie touche 5,6 millions de ménages, mais son envoi n’est plus entièrement automatique depuis la suppression de la taxe d’habitation : environ un million de foyers éligibles ne le reçoivent plus d’office. 35 % des Français déclarent avoir eu froid chez eux l’hiver dernier, 59 % des bénéficiaires du chèque.

09

L’équation de 2035 : produire plus ou consommer mieux

RTE décrit deux trajectoires : une consommation de 510 TWh en 2030 et 580 TWh en 2035 si l’électrification accélère, de 470 puis 505 TWh si elle reste lente, comme aujourd’hui. La PPE 3 vise de son côté au moins 650 TWh de production décarbonée en 2035. Dans la trajectoire lente, 60 à 85 TWh devraient être modulés faute d’acheteurs.

Coût complet du système électrique selon la consommation (RTE)
Consommation annuelle Coût par mégawattheure
510 TWh 78 à 82 €
470 TWh 84 à 91 €
450 TWh 87 à 95 €

Les réseaux doivent aussi se transformer : environ 100 milliards d’euros d’investissements prévus par RTE d’ici à 2040, et autant pour Enedis, financés par la facture. Construire des capacités sans électrifier les usages, c’est payer deux fois.

10

Émissions, compétences et expertises

La France a émis 359 millions de tonnes équivalent CO₂ en 2025, en baisse de 2,1 %. La combustion d’énergies fossiles en représente 65 %, le transport à lui seul 34 % (122,9 Mt). Le Haut Conseil pour le climat estime que la baisse doit dépasser 4 % par an de 2026 à 2028.

Le nucléaire, lui, bute sur les compétences : la filière compte 200 000 emplois et devra recruter 100 000 personnes d’ici à 2033, selon les projections citées par la Cour des comptes, qui juge les efforts engagés insuffisants. Soudeurs, chaudronniers, tuyauteurs et plombiers-chauffagistes pour les pompes à chaleur forment le vrai chemin critique.

Académie des sciences, Académie des technologies, Cour des comptes, RTE, Haut Conseil pour le climat et Shift Project convergent sur un point : le goulet d’étranglement n’est plus la production d’électricité décarbonée, mais l’électrification des usages. Ils divergent sur le volume de renouvelables à installer et sur le nombre de nouveaux réacteurs, de 6 à 14 EPR2 d’ici à 2050 selon les scénarios.

11

Quatre incohérences chiffrées

La lecture croisée des documents officiels fait apparaître quatre écarts entre les objectifs affichés et les trajectoires décrites dans ces mêmes documents.

Les arbitrages structurants du prochain quinquennat
Sujet Objectif affiché Ce que disent les chiffres
Consommation 1 243 TWh d’énergie finale en 2030 Les mesures modélisées mènent à 1 440 TWh : 197 TWh renvoyés à des « mesures complémentaires »
Offre et demande Au moins 650 TWh décarbonés en 2035 Consommation de 505 à 580 TWh selon RTE
Chaleur 297 TWh renouvelables en 2030 + 18,7 TWh par an nécessaires contre + 6,5 observés ; aides stables ou réduites
EPR2 Décision d’investissement en 2026 Devis relevé depuis 2022, rentabilité inconnue selon la Cour des comptes
12

Territoires et outre-mer

Les renouvelables couvrent 2,3 % de la consommation d’électricité en Île-de-France et 53 % en Occitanie. Le vent souffle surtout dans les Hauts-de-France et le Grand Est, le soleil en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, l’eau coule en Auvergne-Rhône-Alpes : le réseau national est notre première solidarité territoriale.

Dans les outre-mer et en Corse, produire un mégawattheure coûte en moyenne 271 euros, trois à quatre fois plus que dans l’Hexagone. La péréquation garantit aux habitants le même tarif qu’en métropole ; l’État compense l’écart, soit 3,51 milliards d’euros prévus en 2027. La Cour des comptes relève l’absence de scénario cible pour ces territoires et une conversion des centrales qui recourt en partie à des biocarburants importés.

13

Le calendrier et la suite

Le prochain quinquennat héritera d’échéances déjà fixées : la révision simplifiée de la PPE possible en 2027, la fin du plafonnement des soutiens au solaire et à l’éolien en 2028, et les objectifs de 2030, qui tomberont au milieu du mandat. Ceux qui gouverneront ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Cet état des lieux est un constat. Au fil des prochaines semaines, nous publierons un article par grand chapitre, puis le document de propositions du Projet 2027 pour l’énergie. Le dossier reste un document de travail ouvert : les points encore en construction sont recensés dans son annexe, et chacun peut y contribuer.

Pour aller plus loin

La série « L’énergie en France »

Sur le même sujet

Sources

  • Décret n° 2026-76 du 12 février 2026 relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) et son rapport — Légifrance
  • RTE, Bilan électrique 2025 ; Bilan prévisionnel 2025, principaux résultats (décembre 2025) et analyse économique (juillet 2026) — rte-france.com
  • SDES, Bilan énergétique de la France en 2025, données provisoires (avril 2026) — statistiques.developpement-durable.gouv.fr
  • CRE, délibération n° 2026-149 du 15 juillet 2026 sur les charges de service public de l’énergie ; rapport sur les coûts du parc nucléaire existant ; délibérations 2025-219 et 2025-268 — cre.fr
  • Cour des comptes, La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants (janvier 2025) ; Les soutiens publics aux zones non interconnectées (2023) — ccomptes.fr
  • Haut Conseil pour le climat, rapport annuel 2026 — chapitre 4
  • ONPE, Tableau de bord de la précarité énergétique, novembre 2025 — onpe.org
  • SER, RTE, Enedis, ADEeF, Panorama de l’électricité renouvelable au 31 décembre 2025 ; SER, Panorama de la chaleur renouvelable et de récupération 2025 — syndicat-energies-renouvelables.fr
  • Académie des sciences, avis sur le projet de PPE 3 (8 avril 2025) — avis (PDF)
  • Académie des technologies, avis sur l’énergie (15 octobre 2025) — academie-technologies.fr
  • Présidence de la République, 4e Conseil de politique nucléaire (17 mars 2025) — communiqué
  • Rapport sur la construction de l’EPR de Flamanville (octobre 2019) ; The Shift Project, Réussir la transition dans l’incertitude (2026)

Notes

  1. Le SDES mesure la consommation finale d’électricité (403,7 TWh) ; RTE mesure la consommation intérieure, pertes comprises (451 TWh en 2025, corrigée des aléas climatiques). Les deux chiffres sont exacts. ↩
  2. Information relayée par la presse spécialisée à la suite du conseil d’administration d’EDF du 18 décembre 2025 ; à confirmer par le communiqué officiel. Le dernier chiffre vérifié par la Cour des comptes est de 67,4 milliards d’euros (valeur 2020). ↩
  3. Ordre de grandeur donné par l’Académie des technologies (octobre 2025) ; les barèmes 2026 de l’accise restent à vérifier sur les textes officiels. ↩
  4. Taux de précarité énergétique au sens du taux d’effort (indicateur TEE_3D) publié par l’ONPE pour 2023. Le Haut Conseil pour le climat cite 10,8 %, sans préciser l’année. ↩

Philippe Agnelli — président d’Élysée Conseils · Projet 2027 « Réussir ensemble ». Projet 2027 est la rédaction d’un programme pour la présidentielle 2027 ; open source, ce programme est mis à disposition de tous les candidats à la présidentielle. Contributions : mesidees@elysee-conseils.fr · www.elysee-conseils.fr

AvertissementLes informations, chiffres et raisonnements contenus dans cet article dépendent des conditions économiques, environnementales et sociétales actuelles. Ils sont susceptibles d’évoluer avec elles. Les propositions formulées ici s’entendent dans le cadre de ces conditions, à la date de publication.

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