Illustration titrée « Carburants : investir plutôt que subventionner » : un panneau affiche le gazole à 2,38 €, un encadré rappelle les 7,6 Md€ dépensés en 2022 sans rien laisser et les 840 000 voitures électriques qu’on aurait pu aider ; en bas, une station-service, un train de fret tricolore et une maison solaire où recharge une voiture électrique
De la pompe à 2,38 € à la maison solaire : investir dans ce qui reste plutôt que subventionner la consommation de pétrole importé.

Prix des carburants : investir plutôt que subventionner

Énergie · Carburants

Le gazole dépasse 2,38 € le litre. Faut-il baisser les taxes, bloquer les prix ? Nous répondons non, et nous expliquons pourquoi. Notre rapport de propositions défend une autre voie : protéger ceux qui roulent par nécessité, et investir dans des équipements qui restent en France plutôt que subventionner la consommation d’un pétrole importé.

Par Philippe Agnelli, 25 septembre 2026. Projet 2027 « Réussir ensemble ». Lecture : 14 minutes.

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Le mot du président

L’instabilité géopolitique du monde, en Ukraine, au Moyen-Orient, au Venezuela, a fait bondir le prix du baril de pétrole. Elle a fait augmenter, du même coup, le prix des carburants à la pompe.

Les Français y sont très sensibles, pour deux raisons. D’abord, c’est une inflation que l’on voit défiler sous nos yeux à chaque plein. Ensuite, la voiture est devenue un objet quasiment indispensable pour une grande partie des Français, et surtout pour ceux qui vivent en ruralité.

Aujourd’hui, certains Français demandent des aides. Et certains responsables politiques, par méconnaissance des sujets ou par pur populisme, proposent de faire baisser le prix de l’essence en baissant les taxes qui s’y appliquent.

Ces taxes sont essentiellement au nombre de trois. L’accise, un montant fixe d’environ 0,61 € par litre de gazole. Les certificats d’économies d’énergie, les CEE, qui représentent aujourd’hui entre 7 et 17 centimes par litre selon les estimations. Et la TVA à 20 %, qui s’ajoute sur l’ensemble, taxes comprises.

La TVA et l’accise alimentent le budget de l’État, dont le déficit est annoncé à 5 % du PIB en 2027, après 5,4 % en 2026. Nous n’y croyons guère : il risque d’être plus élevé, et donc d’alourdir encore la dette. Les CEE, comme nous le verrons, financent une transition énergétique absolument nécessaire, pour notre souveraineté comme pour lutter contre le réchauffement climatique.

Sans dogmatisme, ce rapport étudie les différentes possibilités pour protéger les plus exposés de notre société : ceux qui roulent beaucoup par nécessité, et ceux qui ont peu de moyens, dans l’esprit de solidarité qui fonde notre société. Certaines idées sont nouvelles ; d’autres existent déjà, et nous ne faisons que les améliorer ou les mettre en avant.

Comme toujours, ces propositions sont à discuter. N’hésitez pas à m’écrire, à formuler vos contre-propositions : nous sommes ouverts. Bonne lecture.

Philippe Agnelli, président d’Élysée Conseils

L’essentiel

  • Une heure de SMIC achète 5,7 litres d’essence aujourd’hui, contre 3,2 en 1973 : le carburant n’est pas trop cher pour changer nos comportements, il ne l’a jamais été assez longtemps.
  • La remise à la pompe de 2022 a coûté 7,6 milliards d’euros sans laisser le moindre patrimoine. La même somme aurait pu aider au moins 840 000 ménages à rouler à l’électricité.
  • Baisser les taxes profite d’abord à ceux qui roulent le plus ; bloquer les prix condamne les stations rurales et organise la pénurie.
  • Nous proposons un prix plancher qui finance la transition quand le baril reflue, des aides ciblées sur ceux qui roulent par nécessité, et surtout l’équipement des ménages et des professionnels.
  • Chaque mesure est votée avec sa revue d’efficacité et sa clause d’extinction.

Le rapport complet

  1. Carburants : investir plutôt que subventionner : rapport de propositions, septembre 2026 (PDF, 36 pages, 1 427 Ko) : douze propositions, treize graphiques et schémas, tableau de bord des clauses d’extinction, questions fréquentes et sources détaillées.
  2. Ce rapport est un document de travail ouvert. Vos remarques et contre-propositions sont les bienvenues : mesidees@elysee-conseils.fr.
01

Que paie-t-on dans un litre de gazole ?

Environ 42 % de taxes : l’accise, fixe, et la TVA, qui s’applique aussi sur l’accise. Les CEE s’y ajoutent, sans entrer dans les caisses de l’État.

Que paie-t-on dans un litre de gazole ?

1,28 € 0,61 € 0,40 € Produit, raffinage, transport, distribution Certificats d’économies d’énergie (estimation) Accise (ex-TICPE), montant fixe TVA à 20 %, taxes comprises Prix moyen du gazole au 18 septembre 2026 : 2,38 € le litre

Sources : DGEC, relevé du 18 septembre 2026 ; accise d’environ 0,61 € par litre (Connaissance des énergies) ; TVA de 20 % sur l’ensemble ; CEE : estimation Élysée Conseils, entre 7 et 17 centimes selon les sources. Montants arrondis.

L’accise, l’ancienne TICPE, est un montant fixe par litre : environ 0,61 € pour le gazole et 0,67 € pour l’essence en 2026. Elle ne dépend pas du prix du pétrole. La TVA à 20 % s’applique ensuite sur l’ensemble, y compris sur l’accise elle-même1.

Les certificats d’économies d’énergie obligent les distributeurs de carburants à financer des économies d’énergie ; ils en répercutent le coût sur leurs prix. La Cour des comptes l’a mesuré à 7,3 centimes par litre en 2023 ; les industriels du pétrole l’estiment à 15 à 17 centimes en 2026, après le relèvement des obligations2. Ces sommes financent la rénovation, les pompes à chaleur et le leasing social.

Idée reçue

Quand le pétrole flambe, l’État s’enrichit.

Réalité

L’accise est assise sur le volume, pas sur le prix. Au 20 septembre 2026, Bercy constatait même 407 millions d’euros de recettes en moins, parce que les Français consomment moins.

02

Le carburant est-il vraiment trop cher ?

Rapporté au salaire, le carburant coûte presque deux fois moins cher qu’en 1973. C’est bien le problème : il n’a jamais été assez cher assez longtemps pour nous faire changer.

Litres de carburant achetés avec une heure de SMIC brut

3,2 l 1973 super 6,5 l 2018 sans plomb 95 5,7 l Sept. 2026 SP95-E10 5,2 l Sept. 2026 gazole

Sources : Insee (SMIC) ; franceinfo, 2018 (prix de 1973 et 2018) ; DGEC, relevé du 18 septembre 2026. Calcul Élysée Conseils.

En 1973, une heure de SMIC achetait 3,2 litres d’essence. En septembre 2026, au cœur de la crise, elle en achète 5,7, et 5,2 litres de gazole. Rapporté au kilomètre, l’écart est encore plus net : il fallait 8 minutes de travail à un salarié moyen pour un litre en 1970, 4 en 2005, et les moteurs consomment beaucoup moins3.

Après le choc pétrolier de 1973, la France avait agi : la limitation à 130 km/h, instaurée d’abord pour économiser l’énergie, et le programme nucléaire. Puis les contre-chocs des années 1980 ont fait retomber les prix, et l’incitation à agir a disparu. Si le baril reflue demain et que le prix à la pompe s’effondre, la transition s’arrêtera de la même façon.

« Le carburant n’est pas trop cher pour changer nos comportements. Il ne l’a jamais été assez longtemps. »

03

Pourquoi ne pas baisser les taxes ?

Parce qu’une baisse de taxe finance à crédit un appauvrissement venu de l’étranger, sans laisser le moindre patrimoine.

Facture énergétique de la France, en milliards d’euros

44,3 2021 126,5 2022 57,8 2024 45,8 2025

Source : SDES, bilans énergétiques (2022 en euros 2024 ; 2025 : données provisoires, avant la guerre en Iran).

La France importe la quasi-totalité de son pétrole. Sa facture énergétique a atteint 126,5 milliards d’euros en 2022 et 45,8 milliards en 2025, avant même la guerre en Iran. Quand le baril double, la facture double, et ce surplus part à l’étranger. Une baisse de taxe ne réduit pas ce transfert : en maintenant les volumes consommés, elle le prolonge.

7,6 Md€

Le coût de la remise à la pompe de 2022. Avec la même somme, et l’aide maximale du leasing social de 9 000 €, au moins 840 000 ménages auraient pu rouler à l’électricité.

Sources : Cour des comptes ; aide au leasing social 2026. Calcul Élysée Conseils.

Ces milliards ont été empruntés pour maintenir notre consommation d’un produit importé, sans laisser le moindre actif. Pire : ils ont subventionné les énergies fossiles dont nous devons nous libérer, pour notre souveraineté comme pour freiner un dérèglement climatique qui nous fait déjà tant de mal.

Une baisse générale profite d’abord à ceux qui roulent le plus : en 2022, les 25 % de ménages les plus aisés ont gagné entre 64 et 115 €, contre 29 à 48 € pour les 25 % les plus modestes4. Elle coûte cher : 10 centimes de moins au litre, ce sont 5 milliards d’euros de recettes en moins. Et avec une dette à 115,6 % du PIB, elle ferait monter les taux : une hausse durable de 0,1 point coûte, à terme, environ 3,5 milliards d’euros par an à l’État, et renchérit les crédits des ménages et des entreprises.

04

Pourquoi ne pas bloquer les prix ?

Parce que le blocage tue les stations rurales indépendantes et organise la pénurie : l’inverse de ce que cherchent ceux qui le réclament.

L’expérience est en cours. TotalEnergies plafonne ses prix à 1,99 € dans 1 200 stations, principalement rurales ; le groupe maîtrise toute la chaîne et absorbe les pertes en amont. Les stations indépendantes, qui ne vivent que de quelques centimes de marge par litre, ne peuvent pas suivre. Certaines ont perdu 40 % de leurs volumes ; leur fédération a saisi l’Autorité de la concurrence5. La station du village ferme, remplacée au mieux par un automate.

Un superpétrolier transporte environ 200 millions de dollars de pétrole. Si le prix de vente est bloqué en France sous le prix mondial, l’armateur livrera ailleurs. Nous l’avons vécu en 2020 avec les masques rachetés sur le tarmac. Bloquer les prix, c’est le meilleur moyen de créer la pénurie.

05

Qu’est-ce que le prix plancher ?

Une accise variable : quand le baril baisse, le prix à la pompe ne s’effondre pas et l’écart finance la transition ; quand le pétrole flambe, elle n’ajoute rien.

Il faut un signal prix important sur le fossile pour permettre les changements de comportement. En août 2026, les voitures électriques ont atteint le record de 38,2 % des ventes neuves. Cette dynamique retomberait avec le prix du litre. Nous proposons donc qu’une accise variable maintienne le prix autour d’un plancher, donné à titre d’exemple autour de 2,20 € le litre, à fixer avec des spécialistes lors de l’entrée en vigueur et à réviser selon le prix du pétrole. Toutes les recettes ainsi générées financent l’équipement des ménages.

C’est l’inverse de la « TIPP flottante » de 2000-2002, qui baissait la taxe quand le pétrole montait et a coûté cher sans rien changer.

Les CEE, eux, sont conservés, mais contrôlés et recentrés. La Cour des comptes a relevé que les économies affichées étaient surestimées d’au moins 30 % et que frais de gestion et TVA absorbaient 30 % du coût. Nous les redirigeons vers les pompes à chaleur, pour sortir du fioul et du gaz, les bornes de recharge à domicile et le leasing social. Assis sur les volumes de carburant, ils s’éteindront d’eux-mêmes à mesure que nous consommerons moins de pétrole.

06

Comment protéger ceux qui roulent par nécessité ?

Par des aides ciblées et contrôlées, plutôt qu’une baisse pour tout le monde.

Le barème kilométrique des frais réels n’a pas été revalorisé en 2026, en pleine flambée6. Nous proposons de l’indexer chaque année sur le prix moyen réel des carburants.

Pour l’infirmière libérale et toutes les professions itinérantes, nous proposons un crédit d’impôt kilométrique : un crédit, donc versé aussi à ceux qui ne paient pas d’impôt. Il est plafonné au surcoût par rapport à un prix de référence et contrôlé par comparaison avec l’année précédente : 15 000 km déclarés après 5 000 l’an passé, cela se voit.

Pour les véhicules électriques, le barème majoré de 20 % depuis 2021 devient un forfait, indépendant de la taille de la batterie, limité aux trois ou quatre premières années du véhicule. Les professionnels seront incités à revendre au bout de quelques années, et ces véhicules récents alimenteront le marché de l’occasion.

Pour les taxis, en revanche, l’aide à l’achat d’un véhicule électrique s’arrêtera au 31 décembre 2026. Seuls 7 % des taxis de province roulent à faibles émissions ; mais avec un gazole à 2,50 €, l’électrique paye de lui-même.

07

Comment équiper les ménages et les professionnels ?

Il existe presque toujours une alternative ; notre rôle est de la rendre accessible.

Le leasing social 2026 propose des voitures électriques neuves dès 94 € par mois, avec 15 000 km par an inclus, aux actifs dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 16 880 € par part7. Nous proposons de l’élargir, et de le financer par les CEE réformés.

Combien coûte vraiment le passage à l’électrique ? (estimations Élysée Conseils)
Profil Thermique : carburant Électrique : loyer + recharge
Salarié rural, 15 000 km par an, leasing social 179 € par mois 177 € par mois, voiture neuve comprise
Infirmière libérale, 30 000 km par an 357 € par mois 325 € par mois
Gros rouleur : 100 € de gazole par semaine 433 € par mois 340 € par mois

Hypothèses : 6 litres aux 100 km au prix du 18 septembre 2026 ; 15 kWh aux 100 km rechargés à domicile à 0,20 € le kWh ; loyers des offres 2026, hors entretien.

Part des modèles 100 % électriques dans les ventes neuves, août 2026

38,2 % Voitures particulières 13,9 % Utilitaires légers

Sources : SDES (voitures) ; AVEM d’après AAA Data (utilitaires légers de moins de 3,5 tonnes).

Les artisans sont restés au bord de la route : à peine 14 % d’utilitaires électriques dans les ventes, alors que l’offre existe dans tous les formats. Le suramortissement ne vise aujourd’hui que les utilitaires de 2,6 à 3,5 tonnes. Nous proposons un double amortissement pour les petits utilitaires, les véhicules des professions itinérantes et les transporteurs routiers qui électrifient leur flotte.

Pour recharger moins cher : le plan solaire des maisons individuelles, déjà inscrit dans notre programme énergie, et un tarif de recharge de nuit dédié aux véhicules électriques, compatible avec la recharge bidirectionnelle que la norme européenne rendra possible sur toutes les nouvelles bornes à partir du 1er janvier 2027.

08

Et les camions, les tracteurs, les avions ?

Le rail pour les camions, des biocarburants français pour les tracteurs et les chalutiers, de l’e-kérosène pour les avions.

Le rail ne transporte que 9,7 % des marchandises en France, contre 17 % en Allemagne et 35 % en Suisse. Sur les axes de transit, de la frontière espagnole au Benelux et vers l’Italie, nous proposons des autoroutes ferroviaires sur un réseau électrifié, et une obligation progressive de recours au rail pour le transit international, à porter au niveau européen. On en parle depuis vingt ans ; un gazole à 3 € peut être le déclic.

Pour l’agriculture et la pêche, l’avantage fiscal du gazole non routier bascule progressivement du litre de gazole vers le litre décarboné : B100 de colza français, HVO pour les chalutiers avec des pompes à quai. Le prix à la cuve ne bouge pas ; la trajectoire change.

Enfin, le CO₂ capté dans nos cimenteries deviendra de l’e-kérosène : la moitié pour nos armées, au nom de notre souveraineté ; l’autre moitié pour l’aviation privée, qui devra en incorporer 50 %. Ce carburant est plus cher, mais quand on prend un jet privé, on a quelques moyens : cela remet un peu de justice sociale.

09

Nos douze propositions

Douze propositions, chacune votée avec sa revue d’efficacité et sa clause d’extinction.

Carburants : investir plutôt que subventionner

  1. Refuser la baisse générale des taxes et le blocage des prix.
  2. Instaurer un prix plancher par une accise variable, dont les recettes financent l’équipement des ménages.
  3. Réformer les CEE : contrôle, mesure des économies réelles, recentrage sur les pompes à chaleur, les bornes et le leasing social.
  4. Indexer chaque année le barème kilométrique sur le prix réel des carburants.
  5. Créer un crédit d’impôt kilométrique remboursable, plafonné au surcoût et contrôlé.
  6. Un barème forfaitaire pour les véhicules électriques, limité aux trois ou quatre premières années.
  7. Le double amortissement pour les petits utilitaires et les véhicules des professions itinérantes.
  8. Élargir le leasing social, financé par les CEE.
  9. Recharger chez soi, la nuit et au soleil : tarif nocturne dédié, recharge bidirectionnelle, plan solaire.
  10. Remettre les camions sur le rail électrifié.
  11. Des biocarburants français pour l’agriculture et la pêche, à budget constant.
  12. L’e-kérosène pour les armées et l’aviation privée, à partir du CO₂ capté des cimenteries.

Chaque mesure est votée avec son indicateur, une revue à 12, 18 ou 24 mois et une sortie dégressive, linéaire sur trois ans. Une mesure inefficace s’arrête ; une mesure qui a réussi s’éteint en pente douce. Le programme n’est pas figé : comme en développement informatique avec la méthode agile, il s’adapte.

Choisir ce qui reste

En 2022, la France a choisi de brûler l’argent public dans les réservoirs. Quatre ans plus tard, il ne lui en reste que la dette. Nous proposons l’autre choix : tenir le signal prix, protéger ceux qui roulent par nécessité, et surtout équiper. Des voitures et des utilitaires électriques, des bornes, des pompes à chaleur, des panneaux solaires, des trains de marchandises : un patrimoine, pas une facture partie à l’étranger.

« Ce que l’État paye doit rester en France. »

Tout est détaillé, chiffré et sourcé dans le rapport de propositions « Carburants : investir plutôt que subventionner », téléchargeable en haut de cet article.

Pour aller plus loin

Sur le même sujet

À lire aussi

Sources

  • Direction générale de l’énergie et du climat, bulletin hebdomadaire des prix des carburants, relevé du 18 septembre 2026 : gazole 2,383 €, SP95-E10 2,151 € le litre.
  • Connaissance des énergies, Prix des carburants routiers : essence et gazole en France : accise 2026 d’environ 0,61 € par litre de gazole et 0,67 € d’essence ; taxes à 43,9 % du prix du gazole au 24 août 2026.
  • Cour des comptes, Les certificats d’économies d’énergie, septembre 2024 : 7,3 centimes par litre de carburant en 2023, économies surestimées d’au moins 30 %.
  • Connaissance des énergies (AFP), les prix des carburants vont augmenter de 4 à 6 centimes par litre en 2026 en raison des CEE, novembre 2025 ; Batinfo, combien coûtent les CEE et que financent-ils, 24 septembre 2026.
  • Cour des comptes, analyse de l’exécution budgétaire 2022 : remise à la pompe de 7,6 Md€.
  • Conseil d’analyse économique et Insee, Focus n° 98, juillet 2023 : effets redistributifs des remises de 2022.
  • Insee, comptes nationaux des administrations publiques 2025 : déficit de 5,1 % et dette de 115,6 % du PIB.
  • SDES, bilans énergétiques de la France 2024 et 2025 : facture énergétique ; immatriculations des véhicules routiers, août 2026.
  • Assemblée nationale, proposition de loi n° 5006, XVe législature, 2022 : 10 centimes de moins au litre représentent 5 Md€ pour l’État.
  • Ministère de l’Économie, Tout savoir sur le barème des frais kilométriques, 13 avril 2026.
  • Agence de services et de paiement, Aide au leasing social 2026 : conditions et montants.
  • Observatoire national des transports publics particuliers de personnes, rapport 2026 ; ministère de la Transition écologique, aide aux taxis électriques, août 2026.
  • franceinfo, 15 juillet 2026 : saisine de l’Autorité de la concurrence par les stations-service indépendantes.
  • Ministère de la Transition écologique, Stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire, 2021 ; The Shift Project, Réussir la transition dans l’incertitude, avril 2026.
  • Règlement (UE) 2023/1804 (AFIR) ; règlement (UE) 2023/2405 (ReFuelEU Aviation) ; Code général des impôts, article 39 decies A.

Notes

  1. L’accise est fixée en euros par mégawattheure ; la conversion en euros par litre est indicative. Une partie de son produit est affectée aux régions et aux départements. Retour au texte
  2. L’écart entre les deux chiffres tient à la date (2023 contre 2026) et à la source : la Cour des comptes a mesuré le coût de façon indépendante ; les 15 à 17 centimes sont avancés par l’Union française des industries pétrolières. Estimation Élysée Conseils pour 2026, en appliquant la hausse de l’enveloppe totale au chiffre de la Cour des comptes : environ 10 centimes. Retour au texte
  3. Calcul Élysée Conseils : SMIC horaire brut de 5,43 francs et litre à 1,69 franc en 1973 ; 12,31 € et 2,151 € (E10) ou 2,383 € (gazole) en septembre 2026. Minutes de travail : revue Transports urbains, 2008. Retour au texte
  4. Rapportée au revenu, la remise a davantage compté pour les plus modestes (0,26 à 0,42 % de leurs revenus, contre 0,09 à 0,17 %) ; mais pour chaque euro qui leur était destiné, plus de deux euros sont allés aux plus aisés. Retour au texte
  5. Fédération française des combustibles, carburants et chauffage (FF3C), saisine de l’Autorité de la concurrence, juillet 2026. Retour au texte
  6. Le barème est majoré de 20 % pour les véhicules électriques depuis 2021. Retour au texte
  7. Aide plafonnée à 6 500 €, portée à 9 000 € pour un véhicule et une batterie fabriqués dans l’Espace économique européen ; loyer plafonné à 200 € par mois ; ouverture le 16 juillet 2026. Retour au texte

Philippe Agnelli, président d’Élysée Conseils, pour le Projet 2027 « Réussir ensemble ».

AvertissementLes informations, chiffres et raisonnements contenus dans cet article dépendent des conditions économiques, environnementales et sociétales actuelles. Ils sont susceptibles d’évoluer avec elles. Les propositions formulées ici s’entendent dans le cadre de ces conditions, à la date de publication.

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