Élysée Conseils · Projet 2027 · Institutions et fonction publique
Hauts fonctionnaires : tous remis en jeu, chacun évalué sur son bilan
Préfets, sous-préfets, ambassadeurs, directeurs d’administration centrale, dirigeants d’agences et d’entreprises publiques : environ 1 350 hauts responsables tiennent leur poste d’une nomination du Président de la République. La plupart y restent quel que soit le résultat des élections, mais surtout quel que soit le résultat de leur propre travail, parfois depuis plus de dix ans. Le Projet 2027 propose qu’au premier conseil des ministres, tous soient révoqués le même jour et maintenus à titre provisoire, le temps d’examiner ce que chacun a accompli. Ceux qui ont servi l’intérêt général seront confirmés. Les autres seront remplacés. Le gouvernement assumera chaque décision, une par une. Nous pensons qu’une grande majorité des postes sera maintenue, car beaucoup de ces responsables sont de qualité. Mais cette revue de transparence s’impose, et le souhait de ne pointer personne du doigt justifie la méthode en bloc. La liste complète et détaillée des postes concernés figure dans le document de travail en PDF joint à cet article.
L’essentiel
- Environ 1 350 emplois de direction de l’État sont pourvus par décret du Président de la République et peuvent prendre fin par décret : sous-préfets, préfets, ambassadeurs, directeurs d’administration centrale, dirigeants d’agences, d’établissements publics et d’entreprises publiques.
- La liste complète et détaillée des postes concernés figure dans le document de travail en PDF, à télécharger dans l’encadré sous le sommaire.
- Proposition : au premier conseil des ministres, tous sont révoqués le même jour et maintenus à titre provisoire. Personne n’est visé : tout le monde est sur un pied d’égalité.
- Nous pensons qu’une grande majorité des postes sera maintenue : beaucoup de ces responsables sont de qualité. La méthode en bloc permet de n’en pointer aucun du doigt.
- Chacun est évalué sur son bilan, au regard de l’intérêt général et de critères publiés à l’avance. Les décisions sont prises avant la rentrée de septembre 2027, dans un délai de 300 jours au plus, comme aux États-Unis.
- Aucune confirmation tacite : chaque maintien et chaque remplacement est une décision explicite dont le gouvernement répond.
- Deux prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz et Bengt Holmström, ont montré que la responsabilité naît d’un poste qui n’est pas acquis. Toutes les nouvelles nominations se feront sans emploi à vie, dans le cadre de la fin du recrutement statutaire.
- Restent protégés : les magistrats, les autorités indépendantes, la Banque de France et la chaîne de commandement militaire.
Le document de travail complet en PDF
Télécharger « Les nominations du Président de la République et le pouvoir d’y mettre fin — recensement au 30 septembre 2026 » — PDF, 59 pages, 672 Ko.
Le recensement poste par poste qui fonde cet article : qui nomme, sur quelle base juridique, et si le Président peut mettre fin aux fonctions. Il distingue les emplois révocables, les mandats protégés et les postes qui relèvent d’une autre autorité.
1 Le constat : des responsables en place quel que soit leur bilan
Personne n’examine systématiquement ce que les hauts responsables de l’État ont réellement accompli dans leur poste.
Le Président de la République nomme aux emplois civils et militaires de l’État. Pour une partie d’entre eux, les plus exposés, le droit est clair : ce sont des emplois « laissés à la décision du Gouvernement en ce qui concerne tant la nomination que la cessation de fonctions ».1 Préfets, ambassadeurs, recteurs, directeurs généraux et directeurs d’administration centrale peuvent donc être remplacés à tout moment, par décret.
Dans les faits, ce pouvoir s’exerce au cas par cas, au fil des remaniements, des polémiques et des départs. Un directeur peut rester dix ans à la tête d’une administration sans que personne n’ait jamais dressé publiquement le bilan de son action. Un autre est remplacé du jour au lendemain, et chacun y voit un règlement de comptes. Dans les deux cas, ce n’est pas le travail accompli qui décide.
≈ 1 350 — le nombre d’emplois de direction de l’État auxquels le Président nomme et auxquels il peut mettre fin, chaîne de commandement militaire exclue (recensement Élysée Conseils au 30 septembre 2026).
Ce chiffre recouvre des réalités très diverses : environ 510 emplois de sous-préfet,2 environ 130 emplois de préfet,3 166 ambassades bilatérales et 16 représentations permanentes,4 plus de 200 directions d’administration centrale et délégations interministérielles, et plus de 200 dirigeants d’agences, d’établissements publics, d’agences régionales de santé, de centres hospitaliers universitaires, de rectorats et d’entreprises publiques.
2 La proposition : tous révoqués le même jour, chacun maintenu à titre provisoire
Au premier conseil des ministres du nouveau mandat, il est mis fin aux fonctions de tous les titulaires de ces emplois. Le même décret les maintient à titre provisoire.
Le mécanisme tient en trois temps.
- Le jour même, tous les titulaires d’emplois révocables sont révoqués et maintenus à titre provisoire. Les services continuent de fonctionner : chacun reste à son poste, avec ses pouvoirs.
- Pendant la période d’examen, le gouvernement évalue le bilan de chaque responsable. L’objectif est d’avoir statué pour l’essentiel des postes avant la rentrée de septembre 2027. Les ambassadeurs disposent de six mois, pour tenir compte des usages diplomatiques.
- Au terme, chaque responsable est soit confirmé, soit remplacé. Le maintien provisoire ne peut excéder 300 jours à compter de l’investiture. Par la suite, aucun intérim ne pourra dépasser 210 jours.
Ces deux durées ne sont pas inventées. Ce sont celles que la loi fédérale américaine impose aux responsables nommés par intérim : 210 jours en temps normal, 300 jours lorsque la vacance intervient au début d’un nouveau mandat présidentiel.5 Elles empêchent qu’un intérim devienne une situation durable, ce que le droit français ne prévoit pas aujourd’hui.
Cette révocation générale a un premier mérite, qui est aussi sa raison d’être : personne n’est visé. Il n’y a ni liste noire, ni chasse aux sorcières, ni règlement de comptes individuel. Tous les responsables sont placés sur un pied d’égalité et examinés au même moment, selon les mêmes critères. Sous-préfets compris : le Projet 2027 traite tout le monde de la même façon.
Disons-le clairement : nous pensons qu’une grande majorité de ces postes sera maintenue. Beaucoup de ces femmes et de ces hommes sont de grande qualité et servent l’État avec compétence. Mais une revue de transparence s’impose, et c’est précisément le souhait de ne pointer personne du doigt qui justifie la méthode en bloc : examiner tout le monde, c’est n’accuser personne.
3 Une évaluation, pas une épuration
Il ne s’agit pas, au lendemain d’une élection, de mettre l’administration à sa main. Il s’agit de demander à chacun ce qu’il a fait de son poste.
Le critère premier est l’intérêt général : l’action de ce responsable a-t-elle servi l’intérêt commun et l’intérêt de la France ? Ceux qui ont bien travaillé seront conservés. Ceux dont l’action n’est pas allée dans ce sens seront remplacés.
Pour que ce critère ne puisse pas être soupçonné d’arbitraire, il s’appuie sur des éléments publiés à l’avance et qui existent déjà, indépendamment du nouveau gouvernement :
| Critère | Sur quoi il s’appuie |
|---|---|
| Intérêt général | L’action conduite a-t-elle servi l’intérêt commun et l’intérêt de la France ? |
| Résultats | Objectifs et indicateurs des rapports annuels de performance de chaque programme budgétaire |
| Gestion | Observations de la Cour des comptes et des inspections générales sur l’organisme |
| Tenue des engagements | Budgets, délais et grands projets conduits sous la responsabilité de la personne |
| Déontologie | Déclarations d’intérêts et respect des règles de prévention des conflits d’intérêts |
Avec ces critères, l’éviction devient un constat documenté et non une sanction politique. Ils protègent aussi ceux qui ont bien servi : leur confirmation repose sur des faits, et elle leur donne une légitimité nouvelle pour conduire les réformes à venir, sans soupçon de fidélité à l’ancienne majorité.
4 Pas de confirmation tacite : le gouvernement assume chaque choix
Aucun responsable ne restera en poste par défaut. Chaque maintien est une décision, prise et publiée.
C’est le cœur de la proposition. Aujourd’hui, un nouveau gouvernement hérite de l’appareil d’État de ses prédécesseurs et peut, en cas d’échec, invoquer cet héritage. Avec la revue générale, cet argument disparaît : chaque préfet, chaque directeur, chaque dirigeant d’agence ou d’entreprise publique en fonction à l’automne 2027 l’aura été par un choix explicite du nouveau gouvernement.
0 — le nombre de confirmations tacites. Chaque responsable en poste à l’issue de la revue l’est par une décision explicite dont le gouvernement répond devant les Français.
Les décisions sont rendues publiques poste par poste. La transparence ne porte pas seulement sur les remplacements : elle porte d’abord sur les confirmations, qui engagent tout autant le gouvernement.
5 Ce que disent deux prix Nobel
La science économique a établi un résultat simple : on se responsabilise lorsque perdre son poste a un coût réel.
En 1984, Carl Shapiro et Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001, publient dans l’American Economic Review un article devenu classique.6 Leur point de départ : un employeur ne peut pas observer en permanence l’effort de ceux qu’il emploie. Ce qui pousse un salarié à s’impliquer, c’est le risque d’être remplacé, à condition que ce remplacement lui coûte réellement. Si la personne écartée retrouve sans difficulté une situation équivalente, la menace ne pèse rien, et l’incitation disparaît.
C’est exactement la situation de la haute fonction publique d’aujourd’hui. Un directeur dont on met fin aux fonctions retourne dans son corps d’origine et conserve son traitement. Selon la logique de Shapiro et Stiglitz, une sanction presque sans coût n’a presque aucun effet sur l’engagement.
Bengt Holmström, prix Nobel d’économie 2016, a complété ce résultat par l’analyse des « préoccupations de carrière ».7 L’effort d’un dirigeant dépend de l’appréciation que l’on portera sur son action, donc de sa réputation à venir. Ce ressort est puissant en début de carrière et s’émousse lorsque la place est acquise. Une revue périodique et publique des responsables le remet en marche : chacun sait que son bilan sera examiné.
6 Avec la fin du statut, plus d’emploi de direction à vie
La revue générale n’a tout son sens qu’accompagnée de la fin du recrutement statutaire, que le Projet 2027 propose par ailleurs.
Toutes les nouvelles nominations se feront dans le nouveau cadre de la fonction publique : un contrat de droit public, sans emploi à vie. Un responsable non confirmé perdra réellement son emploi, avec le filet de l’assurance chômage, à laquelle tous les employeurs publics adhéreront. On retrouve les conditions décrites par Shapiro et Stiglitz : une perte réelle, mais amortie, donc une incitation crédible sans brutalité.
Pour les fonctionnaires déjà en poste, qui conservent leur droit d’option, l’effet monte en puissance au fil des recrutements. La revue de 2027 en est la première étape.
Cette proposition s’inscrit dans une conviction plus large : rendre le pouvoir aux citoyens suppose de mettre fin aux carrières de professionnels de la politique et du haut fonctionnariat. Plus personne n’occupe un emploi de direction à vie : chacun le tient de la confiance explicite, et renouvelable, du gouvernement en place.
7 Ce que font deux grandes démocraties
Les États-Unis et l’Allemagne assument depuis longtemps qu’une partie de la haute administration dépende de la confiance du pouvoir élu.
Aux États-Unis, chaque nouveau président dispose d’environ 4 000 postes politiques, dont environ 1 200 nominations soumises à la confirmation du Sénat.8 Le système a un défaut connu : en attendant le vote du Sénat, de nombreux postes restent vacants pendant des mois. La proposition française l’évite, puisque chaque titulaire reste en place jusqu’à la décision qui le concerne. Les États-Unis encadrent en revanche strictement les intérims : 210 jours, 300 en début de mandat.
En Allemagne, la loi sur les fonctionnaires fédéraux permet au président fédéral de mettre « à tout moment » en retraite provisoire les « fonctionnaires politiques », sans avoir à motiver sa décision.9 Sont notamment concernés les secrétaires d’État et les directeurs des ministères, les diplomates de haut rang, les chefs des services de renseignement, les présidents de l’Office fédéral de police criminelle et de la police fédérale. Cette catégorie existe précisément parce que ces postes exigent, selon la doctrine allemande, un accord permanent avec les orientations du gouvernement.10
| États-Unis | Allemagne | Proposition Projet 2027 | |
|---|---|---|---|
| Postes concernés | ≈ 4 000 postes politiques | Fonctionnaires politiques fédéraux (secrétaires d’État, directeurs, diplomates, renseignement, polices fédérales) | ≈ 1 350 emplois de direction |
| Mécanisme | Nominations à chaque alternance, dont ≈ 1 200 confirmées par le Sénat | Mise en retraite provisoire à tout moment, sans motif | Révocation générale au premier conseil des ministres, maintien provisoire, décision explicite pour chacun |
| Intérim | 210 jours, 300 en début de mandat | Sans objet | 300 jours au plus pour la revue, puis 210 jours |
| Fondement de la décision | Choix politique | Confiance politique | Bilan au regard de l’intérêt général et de critères publiés |
8 Qui est concerné, qui ne l’est pas
Sont concernés tous les emplois auxquels le Président peut mettre fin. Restent protégés ceux dont l’indépendance est une garantie pour les citoyens.
Les postes soumis à l’audition parlementaire. Trente-deux des emplois concernés relèvent de la procédure de l’article 13 de la Constitution : leur titulaire est auditionné par les commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui peuvent s’opposer à la nomination à la majorité des trois cinquièmes.11 Ils sont révoqués comme les autres. La confirmation de leur titulaire, ou la nomination de son successeur, passera devant le Parlement : la revue y gagne un contrôle démocratique supplémentaire.
| Domaine | Organisme et fonction |
|---|---|
| Énergie, transports | EDF (PDG) · SNCF (PDG) · RATP (PDG) · Aéroports de Paris (PDG) · Orano (président du conseil d’administration) · Compagnie nationale du Rhône (président du directoire) · Voies navigables de France (président du conseil d’administration) · Agence de financement des infrastructures de transport de France (président du conseil d’administration) |
| Finances, développement | Caisse des dépôts et consignations (directeur général) · Bpifrance (directeur général) · La Poste (président du conseil d’administration) · Agence française de développement (directeur général) · Autorité des normes comptables (président) |
| Recherche | CNRS (président) · CEA (administrateur général) · CNES (président) · Inserm (PDG) · INRAE (PDG) · Comité consultatif national d’éthique (président) |
| Environnement, territoires | Ademe (président) · Office français de la biodiversité (directeur général) · Office national des forêts (directeur général) · Andra (directeur général) · Météo-France (PDG) · Agence nationale de la cohésion des territoires (directeur général) · Agence nationale pour la rénovation urbaine (directeur général) |
| Santé, emploi | Agence nationale de sécurité du médicament (directeur général) · Anses (directeur général) · France Travail (directeur général) |
| Immigration, vie publique | Office français de l’immigration et de l’intégration (directeur général) · Office français de protection des réfugiés et apatrides (directeur général) · Médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques |
Les postes qui restent protégés. La revue ne touche pas aux fonctions dont l’indépendance est une garantie pour les citoyens, et que le Président nomme sans pouvoir les révoquer :
- les magistrats du siège, inamovibles, et les magistrats de la Cour des comptes ;
- les membres des autorités administratives et publiques indépendantes, dont le mandat n’est pas révocable12 ;
- le gouverneur et les sous-gouverneurs de la Banque de France, révocables seulement pour incapacité ou faute grave, sur demande du conseil général de la Banque13 ;
- les membres du Conseil constitutionnel ;
- les chefs des services d’inspection générale, dont le mandat est protégé.14
La chaîne de commandement militaire est exclue. Le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major d’armée et les officiers généraux en commandement ne sont pas concernés : la continuité des opérations et de la dissuasion ne se suspend pas. En revanche, les directeurs de la DGSE et de la DGSI entrent dans la revue, comme le font en Allemagne les chefs des services de renseignement.
9 Pérenniser la règle : une clause de revue pour chaque président
Pour qu’on ne puisse pas y voir une opération partisane, la règle doit valoir pour tous les présidents à venir.
Le Projet 2027 propose d’inscrire dans la loi une clause de revue : à chaque début de mandat présidentiel, tous les emplois de direction révocables sont placés en revue, avec les mêmes délais et la même exigence de décision explicite. Une règle qui s’applique à chaque nouveau président, quel qu’il soit, ne peut pas être présentée comme une prise en main de l’administration par un camp.
Si le Parlement ne s’en saisit pas, la question pourra être posée directement aux Français par référendum, dans le cadre des consultations régulières que le Projet 2027 propose d’organiser.
10 Une proposition à instruire
Cette proposition est un document de travail. Elle sera instruite dans le détail, y compris sur le plan juridique, avant toute application.
Plusieurs points font l’objet de cette instruction : la procédure applicable aux trente-deux postes soumis à l’audition parlementaire, le traitement des mandats à durée fixe des dirigeants d’établissements publics,15 les règles propres aux sociétés dont l’État est actionnaire majoritaire,16 et la forme exacte des décrets, délibérés en conseil des ministres et contresignés par le Premier ministre. Les risques juridiques seront évalués et traités avant la mise en œuvre.
Le principe, lui, est arrêté : au début du mandat, chacun est remis en jeu et chacun est évalué sur son bilan.
Pour aller plus loin
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- Fin du recrutement statutaire : sortir du statut sans sortir du service public : notre rapport sur l’emploi public, dont cette revue des emplois de direction est le prolongement.
- Millefeuille administratif : que disent vraiment les rapports officiels ? : le principe « une compétence, un responsable », appliqué aux structures de l’État.
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- « Le pouvoir attire les personnes corruptibles » : la sélection de ceux qui exercent le pouvoir, question au cœur de cette proposition.
Sources
- Élysée Conseils, « Les nominations du Président de la République et le pouvoir d’y mettre fin », recensement au 30 septembre 2026 — 608 postes ou groupes de postes, dont 451 révocables par le Président (document de travail joint).
- Code général de la fonction publique, articles L341-1 et R*341-1 (emplois à la décision du Gouvernement), en vigueur depuis le 1er octobre 2025. legifrance.gouv.fr
- Décret n° 2022-491 du 6 avril 2022 relatif aux emplois de préfet et de sous-préfet. legifrance.gouv.fr
- Arrêté du 21 décembre 2022 portant classement des emplois de sous-préfet relevant des groupes I à V — 510 emplois classés. legifrance.gouv.fr
- Acteurs publics, « 450 préfets et sous-préfets à l’heure du choix après la réforme de leur statut », 9 décembre 2022 — 230 titulaires du titre de préfet pour 130 emplois de préfet. acteurspublics.fr
- Loi organique n° 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, annexe en vigueur au 1er janvier 2025. legifrance.gouv.fr
- Sénat, « Avis du Parlement sur des nominations du Président de la République (article 13 de la Constitution) ». senat.fr
- Ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, articles 19 et 20. legifrance.gouv.fr
- Loi n° 2017-55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes, article 6. legifrance.gouv.fr
- Code monétaire et financier, article L142-8. legifrance.gouv.fr
- Décret n° 2022-335 du 9 mars 2022 relatif aux services d’inspection générale ou de contrôle, article 7. legifrance.gouv.fr
- Carl Shapiro et Joseph E. Stiglitz, « Equilibrium Unemployment as a Worker Discipline Device », American Economic Review, vol. 74, n° 3, 1984, p. 433-444. ideas.repec.org
- Bengt Holmström, « Managerial Incentive Problems: A Dynamic Perspective », Review of Economic Studies, vol. 66, n° 1, 1999, p. 169-182. academic.oup.com
- Congressional Research Service, « The Federal Vacancies Reform Act of 1998 » — 210 jours, 300 jours en période de transition présidentielle (5 U.S.C. §§ 3346 et 3349a). everycrsreport.com
- Center for Presidential Transition (Partnership for Public Service), « Exploring Job Opportunities », mis à jour le 7 janvier 2025 — environ 4 000 postes politiques, dont environ 1 200 soumis à confirmation du Sénat. presidentialtransition.org
- Bundesbeamtengesetz, § 54 « Einstweiliger Ruhestand ». juraforum.de
- Deutscher Bundestag, Wissenschaftliche Dienste, WD 6 – 3000 – 045/24. bundestag.de
- Sénat, rapport n° 867 (2025-2026) du 8 juillet 2026 — 166 ambassades bilatérales et 16 représentations permanentes début 2026.
Notes
- Code général de la fonction publique, articles L341-1 et R*341-1, issus du décret n° 2025-693 du 23 juillet 2025, qui a repris au 1er octobre 2025 la liste fixée depuis 1985. Sont notamment visés les directeurs généraux et directeurs d’administration centrale, les préfets, les ambassadeurs, les recteurs, le secrétaire général du Gouvernement et les délégués interministériels. ↩
- Arrêté du ministre de l’intérieur du 21 décembre 2022 portant classement des emplois de sous-préfet en cinq groupes : 510 emplois de secrétaire général, de sous-préfet d’arrondissement, de directeur de cabinet et de sous-préfet chargé de mission. Depuis le décret n° 2022-491, ces emplois sont pourvus par décret du Président de la République, pour trois ans au plus, et leurs titulaires peuvent se voir retirer leur emploi « dans l’intérêt du service ». ↩
- Acteurs publics, 9 décembre 2022 : 230 hauts fonctionnaires détenaient alors le titre de préfet pour 130 emplois de préfet. ↩
- Sénat, rapport n° 867 (2025-2026). Les ambassadeurs sont nommés en conseil des ministres et figurent parmi les emplois à la décision du Gouvernement. ↩
- Federal Vacancies Reform Act de 1998, codifié aux sections 3346 et 3349a du titre 5 du code des États-Unis : un responsable par intérim peut exercer 210 jours à compter de la vacance, portés à 300 jours en période de transition présidentielle. ↩
- Joseph E. Stiglitz, professeur à l’université Columbia, prix Nobel d’économie 2001 avec George Akerlof et Michael Spence pour leurs analyses des marchés en information asymétrique, ancien président du Conseil des conseillers économiques du président Clinton et ancien économiste en chef de la Banque mondiale. Carl Shapiro, professeur à l’université de Californie à Berkeley. Leur modèle est connu sous le nom de modèle de Shapiro-Stiglitz du salaire d’efficience. ↩
- Bengt Holmström, professeur au Massachusetts Institute of Technology, prix Nobel d’économie 2016 avec Oliver Hart pour leurs contributions à la théorie des contrats. L’article cité, diffusé dès 1982 et publié en 1999, est la référence fondatrice sur les « préoccupations de carrière » (career concerns). ↩
- Center for Presidential Transition, Partnership for Public Service. Le chiffre se décompose en environ 1 200 nominations présidentielles soumises au Sénat, 450 nominations présidentielles sans confirmation, 750 postes de la haute fonction publique non statutaire et 1 550 postes de cabinet. ↩
- Bundesbeamtengesetz (loi sur les fonctionnaires fédéraux), § 54 : le président fédéral peut « à tout moment » (jederzeit) mettre en retraite provisoire les titulaires des fonctions énumérées par la loi. Les intéressés perçoivent une pension. ↩
- Deutscher Bundestag, Wissenschaftliche Dienste, WD 6 – 3000 – 045/24 : le fonctionnaire politique occupe une fonction qui exige un accord permanent avec les objectifs politiques fondamentaux du gouvernement. ↩
- Constitution, article 13, alinéa 5, et loi organique n° 2010-837 du 23 juillet 2010. Les autres emplois de l’annexe (Banque de France, autorités indépendantes, Conseil constitutionnel, Défenseur des droits…) relèvent de mandats protégés et ne sont pas concernés par la revue. ↩
- Loi n° 2017-55 du 20 janvier 2017, article 6 : « le mandat de membre d’une autorité administrative indépendante ou d’une autorité publique indépendante n’est pas révocable ». ↩
- Code monétaire et financier, article L142-8 : le gouverneur et les deux sous-gouverneurs sont nommés pour six ans, renouvelables une fois. Leur indépendance découle aussi du statut européen des banques centrales. ↩
- Décret n° 2022-335 du 9 mars 2022, article 7 : il ne peut être mis fin de manière anticipée aux fonctions de chef d’un service d’inspection générale que sur sa demande, en cas d’empêchement ou de manquement à ses obligations déontologiques. ↩
- Le Conseil d’État admet que l’autorité de nomination met fin aux fonctions d’un dirigeant d’établissement public avant le terme de son mandat pour des motifs tirés de l’intérêt du service (CE, Assemblée, 22 décembre 1989, Morin). Certains textes ajoutent des garanties de procédure, par exemple l’avis du conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie ou de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts. ↩
- Ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014, article 20 : les dirigeants des sociétés dont l’État détient directement plus de la moitié du capital, nommés par décret, « peuvent être révoqués par décret ». ↩
Philippe Agnelli, président d’Élysée Conseils. Le Projet 2027 est un programme ouvert, mis à disposition de tous les candidats à l’élection présidentielle : vos remarques et vos propositions sont attendues à mesidees@elysee-conseils.fr.
AvertissementLes informations, chiffres et raisonnements contenus dans cet article dépendent des conditions économiques, environnementales et sociétales actuelles. Ils sont susceptibles d’évoluer avec elles. Les propositions formulées ici s’entendent dans le cadre de ces conditions, à la date de publication.
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