Illustration dessinée : un bâtiment officiel à colonnes surmonté du drapeau français, une rangée de responsables marqués d'une coche, d'une croix ou d'un point d'interrogation, une loupe et un sablier, à côté de quatre tuiles de chiffres.

Hauts fonctionnaires : tous remis en jeu, chacun évalué sur son bilan

Préfets, sous-préfets, ambassadeurs, directeurs d'administration centrale, dirigeants d'agences et d'entreprises publiques : environ 1 350 hauts responsables tiennent leur poste d'une nomination du Président de la République. La plupart y restent quel que soit le résultat des élections, mais surtout quel que soit le résultat de leur propre travail, parfois depuis plus de dix ans. Le Projet 2027 propose qu'au premier conseil des ministres, tous soient révoqués le même jour et maintenus à titre provisoire, le temps d'examiner ce que chacun a accompli. Ceux qui ont servi l'intérêt général seront confirmés. Les autres seront remplacés. Le gouvernement assumera chaque décision, une par une. Nous pensons qu'une grande majorité des postes sera maintenue, car beaucoup de ces responsables sont de qualité. Mais cette revue de transparence s'impose, et le souhait de ne pointer personne du doigt justifie la méthode en bloc. La liste complète et détaillée des postes concernés figure dans le document de travail en PDF joint à cet article.
Dessin d'un bouclier aux couleurs de l'État, fissuré, dont le cadenas est ouvert par une clé marquée « mot de passe volé » ; des fiches marquées ANSSI, DINUM, DGFiP, GAIA, Cadastre, Bloctel, SNU et France VAE s'en échappent. Chiffres clés : 99 fuites en deux mois, 67 confirmées, 48 millions de propriétaires exposés, faille notée 10 sur 10

Personne n’est à l’abri ! L’ANSSI et la DINUM, chargées de protéger les données de l’État, victimes à leur tour d’une fuite de données

Les deux services du Premier ministre qui ont pour mission de sécuriser le numérique de l'État figurent eux-mêmes dans la liste des victimes. Le point de situation publié par l'ANSSI le 30 septembre 2026 recense 99 violations de données signalées en deux mois dans les ministères. Le constat le plus préoccupant n'est pas l'ampleur des fuites, mais la banalité des failles qui les ont rendues possibles. Décryptage technique, chronologie et propositions.