Le numérique que l’État n’a jamais donné aux petites communes

Élysée Conseils — Démocratie locale

ma commune.app : le numérique que l’État n’a jamais donné aux petites communes

Un village de 662 habitants n’a ni service informatique, ni budget de refonte, ni marché public à passer pour un site internet. Il a pourtant les mêmes obligations d’information, de publicité des actes et de dialogue avec ses habitants qu’une métropole. Élysée Conseils a développé l’outil qui manquait, et le met à disposition gratuitement, par convention, avec le code source ouvert.

Élysée Conseils · Juillet 2026 · Temps de lecture : 9 minutes · Démonstration en ligne sur macommune.app

L’essentiel en six points

  • Qui. ma commune.app est développée et maintenue par Élysée Conseils, think tank engagé pour une démocratie autrement.
  • Pour qui. Les petites communes, celles que le marché ignore et que l’État n’a pas outillées.
  • Combien. Zéro euro. Une convention de mise à disposition gratuite, dont le modèle est téléchargeable sur le site.
  • Quoi. Un site internet communal, un agenda, des consultations et sondages citoyens, un recueil de propositions, un service de signalement de type « allô mairie », une cartographie des commerces, entreprises et associations, une messagerie interne entre élus et services.
  • Garanties. 100 % développée en France, 100 % conforme au RGPD, 100 % open source.
  • Propriété. La commune reste propriétaire de ses données et du code. Si Élysée Conseils cessait un jour le développement, aucune commune ne serait bloquée.
Section 01

Deux France numériques

La France compte 34 875 communes. Une poignée d’entre elles disposent d’une direction des systèmes d’information. Toutes ont les mêmes obligations envers leurs habitants.

Au 1er janvier 2026, la France comptait 34 875 communes, un chiffre stable par rapport à l’année précédente, et 97 % d’entre elles comptent moins de 10 000 habitants. Plus d’une commune sur deux abrite moins de 500 âmes. Ces communes sont administrées par des conseils municipaux bénévoles, souvent renouvelés en mars 2026, qui découvrent en début de mandat une réalité simple : la dématérialisation a été décrétée, mais les outils n’ont pas suivi.

34 875

communes en France au 1er janvier 2026, dont 97 % comptent moins de 10 000 habitants.

Source : DGCL / INSEE, Code officiel géographique 2026.

Publier les actes en ligne, informer sur les travaux, annoncer un arrêté de circulation, prévenir d’une coupure d’eau, recueillir l’avis des habitants sur un projet : tout cela est aujourd’hui attendu, parfois exigé par la loi. Mais la commune de 400 habitants n’a ni le budget d’une refonte de site à 15 000 euros, ni le temps de rédiger un cahier des charges, ni l’agent capable d’administrer un CMS. Elle finit avec un site figé depuis six ans, un groupe Facebook non officiel géré par un particulier, et un panneau d’affichage.

Ce qu’on entend

« Dans un village, tout le monde se connaît. Le bouche-à-oreille suffit, une application n’a pas de sens. »

Ce qu’on observe

Les résidences secondaires, les actifs qui travaillent à quarante kilomètres, les nouveaux arrivants, les familles éloignées : une part croissante des administrés n’est jamais sur la place du village à l’heure où l’information circule.

Le numérique public ne peut pas rester un privilège de taille.

Section 02

Isola, 662 habitants : treize ans de terrain

ma commune.app n’est pas née dans un incubateur. Elle est née d’un mandat.

Philippe Agnelli, fondateur et président d’Élysée Conseils, a été pendant treize ans conseiller municipal d’Isola, commune de montagne des Alpes-Maritimes de 662 habitants. Treize ans à constater, séance après séance, le même écart : des obligations conçues pour des collectivités structurées, appliquées à des équipes municipales qui font tout, du budget au déneigement, sans moyens techniques.

662

habitants à Isola (Alpes-Maritimes), la commune de montagne où est né le constat à l’origine de l’application.

Treize ans de mandat de conseiller municipal.

Le constat tient en une phrase : l’État a numérisé ses propres démarches et transféré la charge aux communes, sans donner aux plus petites d’entre elles les moyens d’y répondre. Face à cet abandon numérique, deux attitudes étaient possibles : produire une note de plus, ou construire l’outil. Élysée Conseils a choisi de développer l’application et le site internet en interne, puis de les mettre à disposition des petites communes par une convention gratuite.

Section 03

Ce que fait l’application

L’objectif assumé : offrir à une commune de 300 habitants le niveau de service qu’une grande agglomération offre à ses administrés.

Les grandes villes ont leur « allô mairie », leur portail de signalement, leur application de quartier, leur agenda culturel en ligne. ma commune.app rassemble ces fonctions dans un outil unique, administrable depuis un back-office pensé pour des élus bénévoles — pas pour des informaticiens.

Les fonctions disponibles
FonctionCe qu’elle permet
Site internet communal Une page dédiée à la commune, entièrement personnalisable depuis le back-office : identité visuelle, contenus, rubriques.
Dialogue avec les habitants Un canal de discussion direct entre la mairie et les administrés, sans passer par un réseau social privé.
Consultations et sondages La municipalité ouvre une consultation citoyenne ou un sondage sur un projet et recueille les réponses de manière structurée.
Recueil de propositions Les habitants déposent leurs propositions ; le conseil municipal les traite et y répond.
Services de type « allô mairie » Signalements et demandes des administrés, avec suivi — le service que seules les grandes agglomérations proposaient jusqu’ici.
Agendas Gestion des événements communaux, associatifs et municipaux depuis le back-office.
Cartographie locale Entreprises, commerces et associations de la commune, localisés et consultables : un annuaire vivant de l’économie du village.
Messagerie interne Échanges entre élus et, le cas échéant, avec les services municipaux, dans un espace dédié.

Une démonstration complète est accessible directement sur macommune.app. Les communes qui le souhaitent peuvent également demander une présentation personnalisée.

Section 04

France, RGPD, open source : trois engagements

Un outil destiné à porter la parole publique locale ne peut pas être un logiciel opaque hébergé on ne sait où. Trois engagements structurent le projet.

100 % développée en France

La conception, le développement et la maintenance sont assurés en France par Élysée Conseils. Aucune dépendance à un éditeur étranger pour un service qui touche à la vie démocratique d’une commune.

100 % conforme au RGPD

La protection des données des habitants n’est pas une couche ajoutée après coup : elle conditionne l’architecture de l’application. Les données des administrés appartiennent à la commune, pas à l’éditeur, et ne font l’objet d’aucune valorisation commerciale.

100 % open source

Le code source est ouvert. Toute commune qui souhaite récupérer le code pour exploiter elle-même l’application peut le faire. Ce n’est pas un slogan : c’est la garantie décrite à la section suivante.

Pourquoi l’open source change tout ici

Pour une petite commune, le risque n’est pas le coût d’entrée — il est nul. Le risque, c’est la dépendance : que se passe-t-il si l’éditeur disparaît, augmente ses tarifs ou abandonne le produit ? L’ouverture du code supprime cette question.

Section 05

La clause de continuité : propriété du code et des données

Les communes sont propriétaires de leurs données et du code de l’application. Cette double propriété est le cœur du dispositif.

Supposons le pire scénario : Élysée Conseils décide un jour d’arrêter le développement et les mises à jour. Dans un modèle propriétaire classique, les communes utilisatrices seraient prises au piège — service interrompu, données captives, migration coûteuse. Ici, rien de tel.

Toutes les communes utilisant l’outil peuvent continuer à l’utiliser, et à le faire évoluer, selon deux voies :

Les deux voies de continuité

  1. Le regroupement. Les communes utilisatrices se constituent en groupement d’intérêt économique (GIE) et mutualisent la maintenance et les évolutions de l’application. Le coût unitaire, réparti sur des dizaines ou des centaines de communes, reste marginal.
  2. La reprise directe. Une commune, ou un groupe de communes, fait travailler un informaticien sur le code source pour le maintenir ou l’améliorer selon ses besoins propres.

Autrement dit, l’adoption de ma commune.app n’engage la commune vis-à-vis d’aucun fournisseur. C’est exactement l’inverse de la logique de dépendance qui caractérise habituellement l’équipement numérique des collectivités.

Section 06

Pourquoi c’est gratuit

La gratuité n’est pas une opération commerciale déguisée, ni un tarif d’appel. Élysée Conseils est un think tank : sa raison d’être est de faire avancer une idée, celle d’une démocratie plus directe, plus locale, plus lisible. ma commune.app est la traduction opérationnelle de cette idée.

Un conseil municipal qui consulte ses habitants avant de décider, qui publie son agenda, qui répond aux propositions déposées, qui rend visible le tissu économique de son village : c’est de la démocratie locale au sens propre, et cela ne devrait dépendre ni de la taille de la commune, ni de son budget d’investissement.

0 €

Coût de mise à disposition de l’application pour la commune. Une convention de mise à disposition gratuite formalise l’engagement des deux parties.

Modèle de convention téléchargeable sur macommune.app.

Section 07

Comment adopter l’outil

Une prise de contact, une démonstration si vous le souhaitez, une convention à signer. Il n’y a pas de troisième étape.

La marche à suivre pour une commune

  1. Prenez contact. Par téléphone, ou via le formulaire de contact du site macommune.app.
  2. Regardez la démonstration. Elle est déjà en ligne sur le site et consultable immédiatement. Une démonstration commentée peut vous être proposée si vous préférez un échange direct.
  3. Téléchargez le modèle de convention. Il est disponible sur le site, en accès libre, et peut être soumis tel quel à votre conseil municipal.
  4. Signez la convention de mise à disposition gratuite. L’application et le site sont alors ouverts pour votre commune.

Aucun marché public à passer, aucun engagement de durée, aucune clause de réversibilité à négocier — le code source ouvert et la propriété des données par la commune la rendent superflue.

Section 08

Vous êtes habitant : ce que vous pouvez faire

La démarche ne peut être engagée que par la commune elle-même. Mais elle part souvent des habitants.

Si vous souhaitez que votre commune se dote de l’outil, la voie est simple : proposez-le directement à vos conseillers municipaux ou à votre maire, et invitez-les à nous contacter. Un conseil municipal qui découvre qu’un site internet, un agenda, un service de signalement et un dispositif de consultation citoyenne sont accessibles gratuitement, sans procédure et sans dépendance technique, a rarement de raison de refuser.

Une commune de 662 habitants a le droit d’être aussi bien outillée qu’une métropole.

Pour aller plus loin

  • Démonstration en ligne et formulaire de contact : macommune.app
  • Modèle de convention de mise à disposition gratuite : à télécharger sur le site
  • Élus, secrétaires de mairie, habitants : nous répondons à toutes les demandes de présentation

Sources

  • DGCL / INSEE, Code officiel géographique au 1er janvier 2026 : 34 875 communes, 97 % de moins de 10 000 habitants.
  • INSEE Focus n° 52, « Plus d’une commune métropolitaine sur deux compte moins de 500 habitants ».
  • Élysée Conseils, documentation fonctionnelle de ma commune.app et modèle de convention de mise à disposition, juillet 2026.

Élysée Conseils — think tank engagé pour une démocratie autrement. Président : Philippe Agnelli, conseiller municipal d’Isola (Alpes-Maritimes) pendant treize ans. Contact : macommune.app.

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