Projet 2027 — Réussir ensemble · Document de travail
Service national : ce que coûterait vraiment son retour
Le service militaire n’a jamais été aboli : il a été suspendu, et le code du service national prévoit qu’une simple loi peut le rétablir. Reste la question que personne ne pose avec des chiffres : combien de jeunes, pour quoi faire, et à quel prix ? Voici notre chiffrage, ouvert à la critique.
Le mot du président
Mi-septembre, le président de la République a inauguré la première promotion du nouveau service militaire : 3 000 volontaires sous contrat, retenus parmi 6 000 candidats. L’objectif affiché est de renforcer les effectifs de l’armée professionnelle et, pourquoi pas, de constituer une réserve opérationnelle de défense. Le travail qui suit va plus loin : il propose notre analyse géopolitique et sociologique d’un retour du service national, et en donne les chiffres clés.
Un fait d’abord, souvent oublié : le service national n’a jamais été aboli. Il a été suspendu, sous la présidence de Jacques Chirac. J’ai moi-même bénéficié de cette suspension à la fin de mes études. J’ai tout de même suivi une préparation militaire à Nîmes, qui m’a beaucoup appris ; j’en garde un souvenir précieux, qui n’est pas étranger à ces lignes.
Nous ne voyons pas le service national comme un simple instrument de guerre, fait pour combattre ou pour détruire. Nous l’avons repensé pour ce qu’il était déjà à l’origine : un lien entre les générations, et une chance offerte à des jeunes qui n’en ont guère — ceux que l’on appelle aujourd’hui les NEET, ni en emploi, ni en études, ni en formation. C’est aussi une manière de redonner à notre pays sa cohésion nationale. Nous assumons de parler de patriotisme, au sein d’une Europe en paix et pour un monde que nous voudrions pacifique.
Mais il faut regarder la réalité en face : les menaces ont changé. Il n’est plus question de longues campagnes menées par des centaines de milliers d’hommes, comme au temps de Napoléon, ni de revivre les guerres de 1914-1918 et de 1939-1945. De nouvelles formes de conflit apparaissent, tout près de nous en Ukraine, un peu plus loin en Iran. La dissuasion nucléaire garde toute son utilité, mais elle ne fait pas tout. La France doit se doter d’une armée professionnelle plus moderne, prête à affronter la guerre hybride, et préparer sa population à une forme de résistance, de défense nationale.
Il faut compter aussi avec les crises climatiques, qui s’intensifient — nous l’avons vécu cet été : inondations, sécheresses, incendies. Elles appellent une protection civile renforcée, que pourront rejoindre une partie des jeunes formés par le service national. Enfin, défendre la nation passe aujourd’hui par des métiers nouveaux, pilote de drone ou spécialiste de la cyberdéfense : ils doivent trouver leur place dans ce dispositif.
Ce nouveau service national est plus court, ce qui permet deux incorporations par an. C’est notre réponse à la principale difficulté de l’exercice : la logistique, qu’il s’agisse des infrastructures ou des instructeurs.
L’article qui suit résume un document de travail plus étoffé, à télécharger ci-dessous pour qui veut approfondir. Comme toujours, nous restons ouverts à vos propositions et à la discussion.
Bonne lecture.
Philippe Agnelli, président d’Élysée Conseils
L’essentiel
- La conscription a été suspendue par la loi du 28 octobre 1997, jamais abolie. L’article L. 112-2 du code du service national permet de la rétablir par une loi ordinaire, sans révision constitutionnelle ni référendum.
- Le volontariat ne produit pas le volume : en Allemagne, 298 200 questionnaires envoyés et 530 engagements fermes entre janvier et mai 2026, alors que les volontaires y sont payés environ 2 300 euros net par mois.
- Nous ne proposons pas d’incorporer une classe d’âge. Notre cible est le flux des jeunes qui sortent d’études sans emploi et de ceux qui en sont durablement éloignés, soit 250 000 à 300 000 jeunes par an.
- Durée de cinq mois et demi, deux incorporations par an, sans solde, avec prise en charge complète du gîte, du couvert, de l’équipement et de la formation.
- Quatre débouchés : engagement professionnel, réserve de défense nationale employée uniquement sur le territoire national, force civile de robustesse rattachée à la sécurité civile, et filière cyber.
- Coût estimé : environ 5 milliards d’euros par an en régime de croisière, plus 7 à 8 milliards d’investissement étalés sur huit ans. À comparer aux 3,5 à 5 milliards annuels qu’aurait coûtés un service national universel de douze jours généralisé.
- Une suspension, pas une abolition
- Pourquoi maintenant
- L’Allemagne démontre les limites du volontariat
- Combien de jeunes seraient réellement appelés
- Un tronc commun, quatre débouchés
- Le budget et la montée en puissance
- Les casernes existent encore
- Ce que l’on nous opposera
- Nos six propositions
Le document de travail complet en PDF
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La version complète, à lire hors ligne, annoter ou transmettre. Le chiffrage y est détaillé ; les points encore à consolider y sont signalés comme tels.
Une suspension, pas une abolition
Le 22 février 1996, le chef de l’État annonce la professionnalisation des armées, confirmée le 28 mai suivant. La loi du 28 octobre 1997 en tire les conséquences et les derniers appelés quittent l’uniforme fin 2001. Le vocabulaire compte : le service militaire n’a pas été supprimé, il a été suspendu.
L’article L. 112-2 du code du service national dispose que l’appel sous les drapeaux peut être rétabli à tout moment par la loi dès lors que les conditions de la défense de la Nation l’exigent. L’article 34 de la Constitution donne au législateur compétence pour fixer les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens. L’architecture juridique existe déjà, recensement compris, appliqué depuis 1999 aux jeunes femmes comme aux jeunes hommes.
Rétablir le service national ne demande ni révision de la Constitution, ni référendum. Une loi ordinaire suffit.
Pourquoi maintenant
La décision de 1996 se comprenait : service long, carrières interrompues, risque d’affrontement majeur qui semblait s’éloigner. Trois choses ont changé depuis.
Le niveau scolaire recule. Dans l’enquête PISA 2022, les élèves français de quinze ans perdent 21 points en mathématiques et 19 points en compréhension de l’écrit par rapport à 2018. La part des élèves en difficulté en mathématiques passe de 22,4 % en 2012 à 29 % en 2022.
de jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation
Insee — leur part atteint 13,3 % au deuxième trimestre 2026
Enfin, la menace a changé de forme. Incursions de drones, sabotages d’infrastructures, attaques informatiques, pression informationnelle : la menace la plus probable n’est pas l’invasion, c’est l’agression hybride, celle qui vise la société avant l’armée. La dissuasion nucléaire, arme de non-emploi, ne couvre pas ce spectre. Entre l’incident et l’apocalypse, il faut de l’épaisseur conventionnelle et de la résilience civile.
Le service militaire faisait, sans le dire, un travail que plus personne ne fait. Il mélangeait des jeunes qui ne se seraient jamais rencontrés. Il donnait un cadre à ceux qui n’en avaient pas reçu et de l’instruction à ceux qui en avaient manqué. Beaucoup y ont trouvé un métier sans s’engager dans l’armée : poids lourds, logistique, cuisine de collectivité, secourisme. Certains y ont passé leur permis, appris à nager, découvert l’effort physique.
L’Allemagne démontre les limites du volontariat
L’Allemagne a ouvert au 1er janvier 2026 un service militaire volontaire, assorti d’un recensement obligatoire des jeunes hommes. Le résultat est sans appel : 298 200 questionnaires envoyés, 530 engagements fermes entre janvier et mai 2026. Le président de la commission de la défense du Bundestag a fixé une échéance au 31 juillet 2027 pour décider du retour à la conscription si les objectifs ne sont pas atteints.
Ce constat est décisif, car les volontaires allemands perçoivent environ 2 300 euros net par mois. L’idée selon laquelle il suffirait de mieux payer pour attirer la jeunesse ne résiste pas à l’expérience. En France, le service national volontaire lancé en 2026 vise 3 000 jeunes cette année et 10 000 en 2030 : utile, mais sans commune mesure avec une classe d’âge.
« La proportion de chaque classe d’âge qui a un goût spontané pour l’engagement militaire oscille entre 2 et 7 % depuis le début des années 1980, et c’est à peu près ce que les armées captent déjà par leur recrutement professionnel. »
Le volontariat a un plafond. Le volume ne s’obtient que par l’obligation.
Combien de jeunes seraient réellement appelés
Le débat public raisonne en classe d’âge, 700 000 ou 800 000 jeunes, ce qui est la manière la plus sûre de rendre le projet infaisable : un régiment compte environ mille hommes, une classe d’âge en représenterait six à sept cents. Nous ne proposons pas cela.
| Étape | Effectif | Source ou hypothèse |
|---|---|---|
| Population résidente d’une année d’âge | ≈ 860 000 | Insee : 4,3 millions de 15-19 ans au 1er janvier 2026 |
| Sortants de formation initiale par an | ≈ 700 000 | Ordre de grandeur issu des enquêtes Génération |
| Sans emploi six mois après la sortie | ≈ 250 000 | Taux d’emploi de 50 % à la sortie, 64 % six mois après |
| Après filtre d’aptitude au volet militaire | ≈ 210 000 | Hypothèse de 15 % d’inaptitude au volet militaire |
| Jeunes durablement sans emploi ni formation | 50 000 à 150 000 | Résorption progressive d’un stock de 1,4 million |
| Régime de croisière | 250 000 à 300 000 par an | Soit 125 000 à 150 000 présents simultanément |
Une inaptitude au parcours du combattant n’est pas une inaptitude à servir la nation : les jeunes concernés sont orientés vers le volet civil, les fonctions administratives, logistiques ou cyber. Et ce chiffre diminuera mécaniquement avec la démographie : la France a enregistré 643 905 naissances en 2025, contre 678 000 en 2023. Les cohortes des années 2040 seront inférieures d’environ un cinquième à celles d’aujourd’hui.
Un tronc commun, quatre débouchés
Tous les appelés suivent le même tronc commun de cinq mois et demi, en deux incorporations annuelles. À effectif annuel égal, ce format divise par deux le nombre de jeunes présents en même temps, donc les casernes à ouvrir et les cadres à former. Le calendrier n’est pas calé sur l’année civile mais sur les parcours réels : une incorporation de rentrée pour les jeunes qui achèvent leurs études sans emploi, une incorporation de printemps pour ceux qui ne dépendent plus du calendrier scolaire.
Le contenu associe formation militaire élémentaire, défense civile et résilience, et acquis utiles à la vie civile : remise à niveau des savoirs fondamentaux, bilan de santé complet, permis de conduire sous conditions de ressources, premières qualifications professionnelles. Le service n’est pas rémunéré : gîte, couvert, habillement, transports et formation sont pris en charge. On ne salarie pas un devoir civique.
L’originalité tient à ce qui vient après. Le service ne débouche pas uniquement sur du militaire.
| Voie | Ordre de grandeur | Contenu |
|---|---|---|
| Engagement professionnel | 5 à 7 % d’une promotion | Contrat dans les armées, la gendarmerie ou la sécurité civile |
| Réserve de défense nationale | Cible de 100 000, contre 43 794 réservistes fin 2024 | Protection du territoire national exclusivement. Aucune opération extérieure |
| Force civile de robustesse | Selon les besoins de la sécurité civile | Feux, inondations, canicules, ruptures d’approvisionnement, appui aux communes |
| Filière cyber | Quelques milliers par promotion | Réserve de cyberdéfense, inspirée de l’unité cyber volontaire estonienne créée en 2010-2011 |
Les emplois de soutien des centres — restauration, entretien, maintenance — sont proposés en priorité aux jeunes sortant du service, sous contrat de douze à dix-huit mois, avec un préavis réduit leur permettant de partir à tout moment pour un emploi privé. L’objectif n’est pas de créer des emplois captifs, mais une première expérience professionnelle attestée et une qualification réutilisable.
Le budget et la montée en puissance
Un déploiement immédiat est impossible, et ce n’est pas un aveu de faiblesse : c’est la condition de la réussite. Il faut former les cadres, remettre en état des emprises, roder la logistique. La montée en puissance s’étale sur cinq à huit ans, avec un pilotage annuel.
de fonctionnement annuel en régime de croisière, sans solde versée aux appelés
Plus 7 à 8 milliards d’investissement étalés sur huit ans — chiffrage Élysée Conseils, à consolider
La comparaison éclaire l’ordre de grandeur. La Cour des comptes chiffrait en 2024 la généralisation d’un service national universel de douze jours entre 3,5 et 5 milliards d’euros par an, plus 6 milliards d’investissement. Notre dispositif, dix fois plus long par jeune mais deux fois moins nombreux, se situe dans la même zone parce qu’il repose sur des centres permanents, un encadrement militaire structuré et l’absence de solde.
Le vrai mur n’est pas l’argent, c’est l’encadrement. Le ministère des Armées emploie environ 264 000 personnes, dont 75,7 % de militaires, et se situait fin 2024 à 5 097 emplois sous son plafond autorisé. Un besoin de 26 000 postes d’encadrement serait hors d’atteinte en quatre ans. Étalé sur huit ans, il représente 3 000 à 3 500 créations par an, soit environ un cinquième des recrutements annuels de la seule armée de Terre, qui forme 16 000 soldats chaque année. C’est exigeant, ce n’est plus irréaliste.
Les casernes existent encore
L’objection la plus fréquente tient en une phrase : il n’y aurait plus une caserne disponible en France. Elle mérite d’être documentée. Le parc immobilier du ministère représentait environ 275 000 hectares fin 2016, contre 329 431 hectares fin 2008, soit une réduction de 17 % en huit ans. Il n’a donc pas disparu. Il représente encore environ 25 millions de mètres carrés de surface utile brute, soit 26 % du parc immobilier de l’État, et 74 % des emprises métropolitaines sont des terrains non bâtis : terrains d’entraînement, champs de tir, dépôts. Précisément ce dont un service national a besoin.
Aucun document public ne recense aujourd’hui, site par site, les emprises réhabilitables. Nous proposons de le construire à partir du bilan des cessions immobilières publié par la Cour des comptes en novembre 2024, des documents budgétaires de la défense, de l’inventaire des friches et des internats libérés par la baisse démographique scolaire. Le principe est simple : réhabiliter avant de construire.
Ce que l’on nous opposera
« Une armée de masse par conscription ne correspond pas aux besoins réels des armées. » Nous en sommes d’accord, et nous ne la proposons pas. L’armée professionnelle reste le cœur de la défense. Le service produit une réserve territoriale, une capacité civile de résilience et une filière cyber, pas une infanterie de masse.
« Le service détournera des jeunes du recrutement professionnel. » L’effet inverse est plus probable : cinq mois et demi de contact font découvrir le métier à des jeunes qui n’y auraient jamais pensé. Les objectifs de recrutement professionnel seront sanctuarisés avant l’ouverture des places d’appelés.
« Le turnover est ingérable. » La France a formé des cohortes semestrielles pendant deux siècles, sans informatique. Les outils actuels rendent ce suivi bien plus simple qu’en 1990.
« Le brassage ne produit pas mécaniquement du civisme. » C’est vrai : à la fin des années 1970, une majorité de Français ne faisait plus le lien entre le service et la défense nationale. D’où l’importance du contenu, du sens et des débouchés, qui sont le cœur de notre proposition.
« C’est un projet de vingt ans, pas le temps de la guerre. » Nous ne prétendons pas répondre à une urgence militaire immédiate. Nous répondons à une urgence sociale et à un besoin de résilience. Le calendrier long est assumé.
Nos six propositions
- Rétablir le service national par une loi ordinaire, sur le fondement de l’article L. 112-2 du code du service national, pour une durée de cinq mois et demi et deux incorporations par an.
- Créer deux corps de sortie : une réserve de défense nationale employée exclusivement sur le territoire national, et une force civile de robustesse rattachée à la sécurité civile.
- Ouvrir une filière cyber, réserve de compétences mobilisable en cas d’attaque contre nos infrastructures.
- Ne verser aucune solde et compenser intégralement en nature, en gelant les droits à l’assurance chômage pendant le service, sur le modèle déjà prévu pour le service civique.
- Reporter l’appel des jeunes en activité ou en formation, sans effacer l’obligation, et proposer l’entrée dans le service aux jeunes durablement sans emploi ni formation.
- Réhabiliter avant de construire : inventaire public des emprises militaires disponibles, des friches et des internats libérés, et clause de revoyure annuelle sur la démographie.
Ce document est une base de travail, pas une position définitive. Il sera corrigé, complété et chiffré plus finement. Il a le mérite de poser des chiffres là où le débat se contente d’intentions.
Pour aller plus loin
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Sources
- Code du service national, articles L. 112-1, L. 112-2 et L. 116-1 et suivants ; article 34 de la Constitution.
- Loi du 28 octobre 1997 portant réforme du service national ; annonces présidentielles des 22 février et 28 mai 1996.
- Cour des comptes, « Le service national universel », 13 septembre 2024 : coût d’une généralisation, 3,5 à 5 milliards d’euros par an et 6 milliards d’investissement.
- Cour des comptes, « Bilan des cessions immobilières du ministère des armées », 22 novembre 2024 : 25 millions de mètres carrés de surface utile brute, 26 % du parc de l’État.
- Sénat, rapport n° 661 (2016-2017), « Le parc immobilier des armées » : 275 000 hectares fin 2016 contre 329 431 hectares fin 2008.
- Ministère des Armées, « Chiffres clés de la défense », édition 2025 : 264 000 personnes dont 75,7 % de militaires ; 43 794 réservistes opérationnels fin 2024.
- Insee, estimations de population par sexe et âge au 1er janvier 2026 ; bilans démographiques 2024 et 2025 (643 905 naissances en 2025) ; indicateurs sur les jeunes sans emploi ni formation (13,3 % au deuxième trimestre 2026).
- Insee Références, « Formations et emploi », édition 2025, d’après les enquêtes Génération du Céreq : taux d’emploi des sortants de 50 % à la sortie et de 64 % six mois après.
- DEPP, note d’information n° 23.48 : résultats de l’enquête PISA 2022 pour la France.
- Presse allemande et sources officielles, janvier à juin 2026 : 298 200 questionnaires, 530 engagements, échéance du 31 juillet 2027.
- Travaux publiés sur l’unité cyber de la Ligue de défense estonienne, créée en 2010-2011.
Chiffres arrêtés au 21 septembre 2026. Les hypothèses de chiffrage construites par Élysée Conseils sont signalées comme telles et restent ouvertes à la contradiction.
Élysée Conseils · Document de travail du programme Réussir ensemble, publié en accès libre et mis à disposition de toutes les formations politiques. Réactions et corrections bienvenues.
AvertissementLes informations, chiffres et raisonnements contenus dans cet article dépendent des conditions économiques, environnementales et sociétales actuelles. Ils sont susceptibles d’évoluer avec elles. Les propositions formulées ici s’entendent dans le cadre de ces conditions, à la date de publication.

